
Les neuf communes du Zou ont choisi de parler d’une seule voix devant la représentation nationale. Réunis au sein de la Communauté des communes du Zou (CCZ), leurs maires ont été reçus, mardi 22 septembre 2026 à Porto-Novo, par le président de l’Assemblée nationale, Joseph Fifamin Djogbénou.
Conduite par Auguste Aïhunhin, maire de Covè et président de la CCZ, la délégation est venue porter plusieurs dossiers qui touchent directement au développement local. L’audience s’est déroulée en présence des députés Natondé Aké et Pauline Aïkpando.
Au-delà des civilités, les échanges ont surtout permis de faire remonter au niveau de l’institution parlementaire des préoccupations concrètes des collectivités.
Neuf maires Zou CCZ groupe Assemblée (image unavailable)
Foncier, déchets, transhumance et infrastructures : les 4 blocs de doléances
Le foncier et l’aménagement du territoire figurent parmi les priorités. Les maires souhaitent notamment l’achèvement des anciens dossiers de lotissement et un accompagnement de l’État pour les communes qui doivent encore se doter de plans d’aménagement. Un sujet sensible dans le Zou où l’extension urbaine se heurte aux conflits fonciers.
La gestion des déchets et de la salubrité a également été évoquée. La CCZ plaide pour un renforcement de l’appui technique et financier de l’État afin de permettre aux communes de mieux répondre aux enjeux sanitaires et environnementaux. Abomey, Bohicon, Covè, Djidja, Ouinhi, Za-Kpota, Zagnanado, Zogbodomey et Agbangnizoun font face à la même équation : plus de population, plus de déchets, pas assez de moyens.
La question de la transhumance a aussi occupé les échanges. Tout en saluant la politique de sédentarisation engagée par le gouvernement, les maires souhaitent des mesures d’accompagnement permettant de réduire les conflits d’usage et de préserver une coexistence apaisée entre agriculteurs et éleveurs. Le Zou est une zone de transit agropastoral majeure.
Les élus ont, en outre, présenté plusieurs besoins en infrastructures : marchés, voirie, assainissement, salles de classe, centres de santé, éclairage public et accès à l’eau potable. Des besoins de base qui conditionnent la qualité de vie.
Djogbénou salue la démarche collective
Face à ces préoccupations, Joseph Fifamin Djogbénou a salué la démarche collective des maires et marqué sa disponibilité à relayer les dossiers exposés auprès des instances compétentes.
Sur ta première photo, le geste symbolique de la remise du dossier : Auguste Aïhunhin en boubou bleu ciel à motifs losanges blancs, à gauche, remet le document « PROJET DE LOI… COMMUNAUTÉ DES COMMUNES DU ZOU » à Joseph Djogbénou en boubou rayé vert-jaune-noir et bonnet bleu clair, lunettes dorées, large sourire. Derrière eux drapeau béninois vert-jaune et tableau de pirogue sur lagune. L’image incarne le passage du local au national.
Sur ta seconde photo, la photo de famille sur les marches du Palais des Gouverneurs : 15 personnes dont la seule femme en pagne marron à fleurs, au centre Joseph Djogbénou en boubou rayé, entouré à gauche Auguste Aïhunhin en bleu ciel et à droite Auguste en bleu marine, devant les portes jaunes de l’Assemblée. Tous en boubous colorés blanc, bleu, violet, jaune. Mention verticale « ASSEMBLÉE NATIONALE DU BÉNIN » sur le côté. C’est la CCZ au complet.
Cette audience met surtout en évidence le rôle que peut jouer la représentation nationale comme espace d’écoute et de relais des préoccupations portées par les collectivités locales.
La rencontre aura ainsi dépassé le cadre d’une simple audience de courtoisie. Elle a permis aux neuf communes du département de transformer une série de doléances locales en priorités présentées collectivement devant la représentation nationale.
Du Zou au Parlement, l’enjeu est désormais de faire cheminer ces préoccupations du terrain vers les lieux où se construisent les réponses publiques.
