
Création des pôles de développement territorial : Présentée au Palais de la Marina le mercredi 23 septembre 2026 devant le Président de l’Assemblée nationale, les membres du Conseil économique et social, les préfets, les maires des 77 communes et le gouvernement, la réforme des pôles de développement territorial continue de susciter des réactions au-delà des frontières.
Depuis Libreville, le Consul du Bénin au Gabon, Dr Yessoufou Maroya, salue une idée géniale du Président Wadagni.
Six mois après la présentation de son projet de société « Plus loin, ensemble », le Président passe de l’annonce à l’action. C’est ce passage que le diplomate béninois au Gabon a voulu commenter.
Une idée géniale qui corrige 60 ans de concentration
Joint depuis Libreville, le Dr Yessoufou Maroya se félicite d’une réforme qui, selon lui, touche le cœur du mal béninois : la concentration de tout autour de Cotonou. »C’est une idée géniale. Depuis 60 ans, tout est concentré autour de Cotonou et du Sud. Le Président Wadagni a eu le courage de dire : chaque territoire doit devenir un écosystème économique fondé sur ses atouts agricoles, touristiques, industriels ou technologiques. Avec les six pôles , c’est enfin le Bénin qui se regarde en face », confie le Consul.Pour le représentant de la communauté béninoise au Gabon, cette promesse née pendant la campagne le 21 mars 2026 à Cotonou et honorée le 23 septembre au Palais de la Marina est la plus structurante depuis l’investiture du 24 mai 2026.Présenté par le Secrétaire général de la Présidence, Aristide Djidjoho, et le Ministre de la Décentralisation, Janvier Yahouédéhou, le dispositif place chaque pôle sous la responsabilité d’un Délégué général, évalué sur des critères précis. Trois priorités sont fixées : réduire l’extrême pauvreté, développer le capital humain et créer davantage de richesse à la base.La diaspora du Gabon directement concernéePour le Dr Maroya, qui côtoie quotidiennement des milliers de Béninois au Gabon, la réforme parle directement à la diaspora. »Le Chef de l’État a demandé aux Délégués généraux de résider dans leur pôle, d’aller régulièrement sur le terrain et de rendre compte directement des difficultés comme des progrès. Il a aussi invité les cadres à s’investir davantage dans leurs régions et villages d’origine. C’est exactement ce que la diaspora attendait. Nos compatriotes de Libreville, Port-Gentil ou Franceville veulent investir dans l’Ouémé-Plateau, dans le Zou-Collines ou encore sans l’ Atacora-Donga, et les autres départements mais ils avaient besoin d’un interlocuteur stable, tenu au résultat », poursuit-il.
Le diplomate salue aussi la dimension sécuritaire mise en avant par le Chef de l’État : cette proximité doit contribuer à la sécurité, en réduisant les vulnérabilités qui exposent les jeunes à l’influence de groupes criminels ou armés.
Tolérance zéro et culture du résultat
Le Président a en outre appelé maires, préfets et responsables locaux à une « tolérance zéro » face à l’insalubrité, aux déchets et à l’indiscipline, en s’appuyant sur l’exemplarité et la pédagogie plutôt que sur la brutalité. L’objectif est de faire de chaque commune un espace propre, organisé et attractif. »À Libreville, nous suivons les efforts de la ville propre. Si chaque commune béninoise devient propre et organisée comme le demande le Président, nos frères du Gabon n’hésiteront plus à rentrer investir », ajoute le Dr Yessoufou Maroya.
Un premier bilan est prévu au terme de la première année.
Pour le Consul, ce rendez-vous sera décisif pour la crédibilité auprès de l’extérieur.Une continuité positive vue de l’extérieurCette réforme s’ajoute à plusieurs décisions prises depuis l’investiture que le Consul au Gabon cite comme preuves d’une « continuité positive » :
Éducation : dès le 3 juin, gratuité de la scolarité dans le secondaire général et technique public pour toutes les filles, à partir de la rentrée 2026-2027.
Services de base :
20 milliards FCFA pour l’eau potable et l’électricité dans les établissements publics.
Santé : 1 milliard FCFA pour les urgences vitales sans paiement préalable.Mesures sociales de rentrée : le 2 septembre, près de 30 milliards FCFA pour les cantines scolaires, les étudiants, les personnes handicapées et la formation technique.Foncier : désordre foncier attaqué à Abomey-Calavi, moins d’un mois après l’investiture.Diplomatie de proximité : visites au Niger, au Burkina Faso et au Mali …..etc. »On ne redistribue que ce que l’on a produit. Pour nous à l’extérieur, cette phrase du porte-parole compte. Cela veut dire que le Bénin gère mieux et redistribue mieux. Les pôles territoriaux, c’est la cerise sur le gâteau : on ne centralise plus la richesse à Cotonou, on la crée à la base », conclut le Dr Yessoufou Maroya.En réunissant l’État central, les autorités territoriales et les institutions autour de cette réforme, le Président Wadagni installe une culture du résultat. Depuis Libreville, le Consul y voit l’outil qui permettra enfin aux Béninois de l’extérieur de participer concrètement au développement de leurs terroirs.