CONSEIL COMMUNAL DE PORTO-NOVO : Rachadou TOUKOUROU ouvre les travaux de la 2ème session ordinaire de 2026 (Baptême de feu pour le nouveau maire de la ville aux trois noms)

C’est dans la salle de la Maison des Jeunes de Djègan Kpèvi que s’est tenue, ce jeudi 23 avril 2026, la deuxième session ordinaire du Conseil Communal de Porto-Novo au titre de l’année 2026. Un moment solennel, doublement symbolique : celui du premier exercice public du nouveau maire, Rachadou Toukourou, à la tête de la cinquième mandature du Conseil Communal.

Devant un parterre d’invités représentatif de toutes les composantes de la cité adjoints au maire, conseillers municipaux, autorités administratives, représentants de la Police Républicaine, responsables des corps constitués, têtes couronnées, chefs de quartier, organisations de la société civile et hommes de médias le nouveau maire de la ville a prononcé un discours d’ouverture alliant ancrage institutionnel, diagnostic financier lucide et ambitions affirmées pour Porto-Novo.

Un cadre légal respecté

Le maire Toukourou a d’emblée rappelé le fondement juridique de cette réunion, en référence à l’article 67 de la loi 2021-14 du 20 décembre 2021 portant Code de l’Administration Territoriale en République du Bénin, qui impose la tenue de quatre sessions ordinaires par an, aux mois de janvier, avril, juillet et octobre. La présente session, deuxième de l’année, s’inscrit dans cette obligation légale, tout comme le rapport trimestriel d’activités que le Conseil de Supervision est tenu de soumettre conformément à l’article 99 du même texte.

Des finances communales sous tension

Sans détour, le maire a dressé un constat préoccupant de la situation financière de la commune. Au 31 mars 2026, Porto-Novo n’a mobilisé que 294,03 millions de francs CFA de ressources propres sur une prévision annuelle de 2,51 milliards, soit un taux de réalisation de seulement 11,72 %. Un niveau jugé insuffisant, qui appelle, selon l’autorité communale, à une réaction collective et urgente.Pour faire face à ce déficit de mobilisation, la commune s’appuie sur un report de crédits de 4,43 milliards de francs CFA. Mais Rachadou Toukourou a tenu à mettre en garde : ces ressources exceptionnelles ne peuvent constituer une solution durable. « Nous devons moderniser nos outils de collecte, renforcer le suivi du recouvrement, élargir l’assiette fiscale et promouvoir une véritable culture du civisme fiscal au sein de nos populations », a-t-il exhorté, appelant cadres de l’administration, agents collecteurs et élus à travailler de concert pour inverser la tendance.

Une vision pour Porto-Novo: tourisme, santé, urbanisme et cadre de vie

Au-delà du diagnostic financier, le maire a partagé les grandes orientations de sa mandature. Il a annoncé le démarrage prochain des travaux d’élaboration du nouveau Plan de Développement Communal, le plan actuel arrivant à échéance en septembre 2026, et invité les différents acteurs à contribuer à sa conception.Les secteurs prioritaires identifiés sont nombreux : tourisme, éducation, sécurité, aménagement, agriculture urbaine, équipements marchands, éclairage public et santé. Sur ce dernier volet, une initiative inédite a été annoncée : l’organisation d’un téléthon, en partenariat avec le Centre Hospitalier Universitaire et Départemental de l’Ouémé, pour mobiliser des ressources en faveur de la prise en charge des soins des personnes en situation difficile et des cas d’urgence.Sur le plan de l’urbanisme, un atelier est prévu au mois de juin prochain, en partenariat avec la Communauté d’Agglomération de Cergy-Pontoise et la Ville de Lyon. Centré sur la valorisation de l’écosystème lagunaire, il devra notamment aboutir à un plan d’aménagement structuré de la berge lagunaire Est de Porto-Novo, dans le cadre du projet « Porto-Novo Ville Verte ». Attractivité touristique, développement économique local et amélioration du cadre de vie figurent parmi les retombées escomptées.

Une mandature sous le signe de la responsabilité partagée

En clôturant son propos introductif, Rachadou Toukourou a réaffirmé sa vision d’une gouvernance fondée sur la responsabilité collective et la recherche de performance. Trois points étaient inscrits à l’ordre du jour : l’adoption du compte rendu de la première session ordinaire des 29 et 30 janvier 2026 et le point de mise en œuvre de ses recommandations, la validation du rapport trimestriel d’activités du Conseil de Supervision, et les divers.

Max Gaspard ADJAMOSSI

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