APRÈS LES RESULTATS DE L’ÉLECTION PRÉSIDENTIELLE AU BÉNIN: Les propositions et engagements de Dr HOUNNOU pour une reforme efficace du système de santé

Depuis la proclamation officielle de l’élection de Son Excellence Monsieur Romuald WADAGNI par la Cour Constitutionnelle du Bénin, une promesse mobilise le monde médical : prioriser la vie en prodiguant les soins d’urgence avant toute considération financière. Derrière cette formule se cache une rupture profonde et un défi organisationnel immense. Cette promesse forte pour le système de santé : l’acte médical d’urgence doit précéder toute considération financière est une réforme majeure appelle les agents de santé à se transformer eux-mêmes. C’est cette réalité que Dr Alotchéhou HOUNNOU a exposé dans une déclaration rendue public.

Des félicitations au duo gagnant et au ministre de la santé

Dr Alotchéhou HOUNNOU Agent de Santé, Directeur Général du Centre Hospitalier Universitaire Départemental de l’Ouémé dans une déclaration publiée après la proclamation des résultats de l’élection présidentielle a adressé ses félicitations au président élu Romuald WADAGNI. Mais aussi au Ministre de la santé Benjamin HOUNKPATIN qui a su mettre en place un dispositif de ratissage de terrain pour le candidat gagnant Romuald WADAGNI, et à ses collègues pour la mobilisation lors des campagnes. “Nous devons à présent passer de la vision à la réalité palpable” a-t-il poursuivi.

Il a aussi par la même occasion pris le ferme engagement de travailler à la mise en œuvre de la reforme du système sanitaire tout en invitant tous les agents de santé à en faire de même.

Un diagnostic connu de tous les soignants

Pour Dr Alotchéhou HOUNNOU Agent de Santé, Directeur Général du Centre Hospitalier Universitaire Départemental de l’Ouémé au delà de la victoire électorale, c’est l’avènement d’un nouveau paradigme pour le système de santé qui s’annonce au Bénin .Faisant alors le constat de la situation actuelle l’agent de santé s’interroge : « Combien de patients ont franchi les portes d’un service d’urgence, à bout de souffle, pour se voir opposer la question du paiement avant tout geste médical ? Combien de familles ont dû quitter les couloirs en urgence pour trouver de l’argent pendant que leur proche perdait des minutes décisives ? Cette réalité, les agents de santé béninois la connaissent intimement. Ils l’ont vécue de l’intérieur, tiraillés entre leur serment et des contraintes institutionnelles qui leur échappaient. » Pour Dr HOUNNOU la réforme annoncée entend mettre fin à cette contradiction en inscrivant dans les pratiques un principe simple mais révolutionnaire : l’acte médical d’urgence précède systématiquement le passage à la caisse pour toute urgence vitale.

Plus qu’une loi : un changement de culture et de mentalité

Un décret ne suffit pas à transformer des habitudes profondément ancrées. La confiance des populations envers le système de santé ne naîtra pas d’un texte signé, mais de la réalité vécue chaque jour au guichet, à l’accueil, dans les couloirs de triage. C’est sur le terrain et par les soignants eux-mêmes que cette réforme gagnera ou perdra sa légitimité. Citant en appui Viktor Frankl : « Lorsque nous ne sommes plus capables de changer une situation, nous sommes mis au défi de nous changer nous-mêmes », Le Dr Alotchéhou HOUNNOU, agent de santé engagé, appelle ses pairs à ne pas subir cette réforme, mais à la piloter. « Ne subissons pas cette réforme, pilotons-la », écrit-il dans cette déclaration largement relayée dans les milieux médicaux béninois. « Proposons des circuits de soins où l’acte médical précède systématiquement le passage à la caisse pour les urgences vitales. »

Trois leviers concrets pour réussir la transition

Pour que la promesse ne reste pas lettre morte, le Dr HOUNNOU identifie trois axes d’action prioritaires :

Repenser les circuits de soins. Les établissements de santé doivent concevoir des protocoles où l’évaluation médicale est déclenchée dès l’arrivée du patient en situation d’urgence vitale, indépendamment de sa capacité à présenter un document de paiement. Ce qui paraissait impossible hier soigner sans reçu préalable doit devenir un standard d’excellence.

Restructurer l’accueil et le triage. Former et outiller les équipes d’accueil pour qu’elles distinguent rapidement les urgences vitales des consultations ordinaires est une condition non négociable. Des protocoles clairs, une chaîne de décision bien huilée, des outils simples : voilà ce qui transformera le principe en pratique quotidienne.

Garantir la traçabilité des actes. Soigner avant de facturer ne signifie pas soigner sans tracer. La rigueur dans l’enregistrement des actes, des dossiers patients et des coûts engagés est la contrepartie indispensable de ce modèle humaniste. Sans elle, la viabilité financière du système serait rapidement compromise.

Un appel à l’action collective

Au-delà des structures, c’est une transformation des mentalités qui est en jeu. Médecins, infirmiers, sages-femmes, agents d’accueil, administratifs : tous sont appelés à devenir les acteurs d’un changement qu’ils ont eux-mêmes réclamé depuis des années. « La vie ne récompense pas ceux qui attendent de se sentir prêts, souligne le Dr HOUNNOU. Elle récompense ceux qui osent l’action jusqu’à ce que la confiance apparaisse, et ceux qui persévèrent jusqu’à ce que l’impossible commence à céder. »

Le pari est audacieux. Les obstacles financement, résistances au changement, formation des équipes sont réels. Mais la direction est juste. Et si le corps médical béninois s’en empare avec la rigueur et la détermination qu’appelle le Dr HOUNNOU, cette réforme pourrait marquer le début d’une nouvelle ère pour la médecine béninoise : celle où la valeur d’une vie humaine ne se mesure plus à la somme disponible dans un portefeuille.

Max Gaspard ADJAMOSSI

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