AMÉNAGEMENT ET VALORISATION  DE LA BERGE LAGUNAIRE EST : La mairie de Porto-Novo organise  un atelier international d’urbanisme

La capitale du Bénin Porto-Novo a ouvert ce lundi les travaux de l’Atelier Flash International d’Urbanisme dédié à l’aménagement de la berge Est de la lagune de Porto-Novo. Organisé du 1er au 5 juin 2026 à la Maison Koukoui (Oganla Attakpamey), l’événement réunit une équipe pluridisciplinaire d’experts nationaux et internationaux venus du Bénin, du Togo, du Burkina Faso, du Ghana, de France et de Tunisie.

 Dans la continuité du projet Porto-Novo Ville Verte

Cet atelier s’inscrit dans le prolongement direct du projet Porto-Novo Ville Verte (PNVV), dont la réalisation financée à hauteur de six milliards de francs CFA a déjà permis la création d’une promenade lagunaire saluée pour son impact social et environnemental. Loin de se limiter à un aménagement touristique, cette infrastructure est devenue un équipement du quotidien pour les habitants, facilitant les déplacements vers les écoles, les centres de santé et les quartiers du centre urbain, comme l’a souligné Franck Charlin, membre du comité de pilotage. Selon Daniel Hounkpévi, urbaniste à la mairie de Porto-Novo, la ville a pour tradition d’organiser des ateliers de réflexion stratégique sur son territoire avant d’engager des programmes d’investissement. « C’est ça qui explique notre présence à cet atelier. À la fin du projet Porto-Novo Ville Verte, le maire se questionne sur la suite à donner », a-t-il expliqué.

Des enjeux multiples pour un territoire stratégique

La berge Est concentre aujourd’hui des problématiques complexes : présence de villages de pêcheurs, gestion des déchets et des eaux usées, occupations anarchiques, tensions foncières et activités maraîchères et piscicoles à structurer. Ce territoire représente pourtant un foncier mobilisable à fort potentiel pour le développement urbain durable de la ville. Dans son discours d’ouverture, le maire Rachadou Toukourou a fixé quatre axes directeurs pour les travaux : développer sans dénaturer, valoriser les identités locales, créer une dynamique économique pérenne et protéger les équilibres sociaux et environnementaux. Les thématiques de l’atelier couvrent notamment : – l’amélioration des conditions de vie dans les villages de pêcheurs ; – la gestion intégrée des déchets et des eaux usées ; – la structuration des filières maraîchères et piscicoles ; – le développement d’un écotourisme responsable ; – la création d’espaces de loisirs ; – la préservation des zones humides et des écosystèmes sensibles.

Cinq jours pour bâtir une banque de projets

Le format « atelier flash » cinq jours de travail intensif  peut surprendre au regard de l’ampleur des sujets abordés. Franck Charlin y voit pourtant une force : « Ce que j’attends, c’est d’avoir des pistes de projets suffisamment étayées pour prolonger la réflexion et engager un dossier de demande de financement pour un Porto-Novo Ville Verte numéro deux. » Pour Daniel Hounkpévi, l’objectif est clair : « À la fin de l’atelier, la ville disposera d’une banque de projets, des projets qui rentrent dans la préservation et la valorisation de la berge lagunaire. »

Un élan de coopération internationale

L’initiative bénéficie du soutien de plusieurs partenaires techniques et institutionnels, parmi lesquels la Métropole de Lyon, la Communauté d’agglomération de Cergy-Pontoise, UrbanLyon et l’Ambassade de France au Bénin. Leur engagement illustre la dynamique de coopération décentralisée qui accompagne la transformation urbaine de Porto-Novo depuis plusieurs années. Les résultats de l’atelier serviront de matrice au futur programme d’investissement de la ville, avec l’ambition de faire de Porto-Novo une métropole plus résiliente, plus écologique et plus attractive pour ses habitants.

Max Gaspard ADJAMOSSI

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