APRÈS LA VALIDATION DU RÈGLEMENT INTÉRIEUR DU SÉNAT : Qui pour diriger l’institution? (La plénière décisive ce jeudi)

L’ancien président de la République Patrice Talon
L’ancien président de la République Boni Yayi
L’ancien président de la République Nicéphore Soglo
L’ancienne présidente de la Cour Constitutionnelle Elisabeth Pognon

L’élection du bureau du Sénat, désormais attendue ce jeudi 6 août 2026, ne connaît plus d’obstacle juridique. Réunie en audience plénière ce lundi 3 août, la Cour constitutionnelle a déclaré conforme à la Constitution le règlement intérieur voté par les sénateurs le 30 juillet dernier, jour de leur installation officielle à Porto-Novo. La décision de la Cour Constitutionnelle, référencée DCC 26-006, fait suite à la saisie de l’institution par Élisabeth Pognon, doyenne d’âge en second de l’institution et ancienne présidente de la Cour constitutionnelle, trois jours seulement après le vote du texte. Ce feu vert lève le dernier verrou avant la mise en place des organes dirigeants de la chambre haute, composés d’un président, d’un vice-président et d’un rapporteur. Le Sénat, institué par la révision constitutionnelle du 17 décembre 2025, marque le retour d’un système bicaméral au Bénin, absent depuis l’indépendance en 1960.

Une présidence réservée aux membres de droit

Précision importante : le président du Sénat ne peut être élu que parmi les membres de droit de l’institution, c’est-à-dire les anciens chefs d’État ainsi que les anciens présidents de l’Assemblée nationale et de la Cour constitutionnelle. Cette disposition restreint d’emblée le cercle des prétendants possibles et explique pourquoi les spéculations se concentrent presque exclusivement sur quelques figures bien identifiées de la vie politique béninoise.

Le nom de Patrice Talon en tête des spéculations

Dans les milieux politiques béninois, un nom revient avec insistance : celui de Patrice Talon, ancien chef de l’État devenu sénateur de droit à l’issue de ses deux mandats. Son expérience institutionnelle et sa connaissance des grands dossiers nationaux en font l’un des profils les plus cités. D’autres membres de droit figurent également parmi les personnalités évoquées, à commencer par les anciens présidents Nicéphore Soglo et Boni Yayi.

Un enjeu au-delà des personnes

 Au-delà des noms avancés, la présidence du Sénat n’est pas envisagée comme un simple poste protocolaire. Son titulaire aura la charge de donner une identité à cette institution inédite et de définir sa place dans l’architecture démocratique du pays, à un moment où la nouvelle chambre doit encore démontrer son utilité et sa crédibilité auprès de l’opinion.

Rendez-vous est donc pris pour ce jeudi, où les 25 sénateurs devraient enfin désigner, parmi leurs membres de droit, le responsable appelé à conduire les premiers pas de la toute première chambre haute de l’histoire du Bénin

Max ISHOLA

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