Bénin : Les funérailles ruineuses préoccupent l’évêque de Kandi – Mgr Clet Fèliho écrit au président de l’Assemblée nationale et invite à un vaste débat national

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Illustration des funérailles ruineuses au Bénin dénoncées par Mgr Clet Fèliho, évêque de Kandi : un cercueil en bois verni avec poignées dorées et couronnes de fleurs, symbole des dépenses ostentatoires qui transforment le deuil en épreuve économique pour les veuves et orphelins. L’évêque appelle à un débat national pour réglementer les pratiques.

Funerailles ruineuses Benin : c’est le cri d’alarme lancé par l’évêque de Kandi, Mgr Clet Fèliho, au président de l’Assemblée nationale Joseph Djogbénou. Dans une correspondance poignante datée du 2 août 2026 et lue ce lundi en marge de la cérémonie d’ouverture de la deuxième session extraordinaire de l’année 2026, le prélat dénonce une réalité sociale devenue insupportable pour des milliers de familles béninoises et appelle à l’ouverture urgente d’un vaste débat national sur les pratiques funéraires.

Au Bénin, la douleur de perdre un proche s’accompagne désormais trop souvent d’un véritable cauchemar financier. C’est ce tableau sombre des dérives autour des obsèques que dépeint Mgr Clet Fèliho, Évêque du diocèse de Kandi, loin des simples formules d’usage. Sa prise de position courageuse contre les funerailles ruineuses Benin marque un tournant dans la réflexion sur la préservation des coutumes sans sacrifier les vivants.

Funerailles ruineuses Benin : veuves, orphelins et familles sous pression insupportable

Selon la note de l’évêque de Kandi adressée au président Joseph Djogbénou, des veuves, des orphelins ainsi que des filles et fils du Bénin sont soumis à des exigences financières et coutumières parfois insupportables en matière de funérailles, au nom de la tradition. Les contributions imposées et les dépenses ostentatoires finissent, à en croire le prélat, par transformer le deuil en une épreuve économique et sociale.

« Au lieu de consoler les familles, on les accable ; au lieu de partager leurs peines, on aggrave leurs souffrances », dénonce l’autorité religieuse dans son courrier en date du 2 août dernier.

La correspondance a été lue ce lundi au titre des dossiers de communication, en marge de la cérémonie d’ouverture des travaux de la deuxième session extraordinaire de l’année 2026 de l’Assemblée nationale. Les députés ont pris connaissance du contenu du courrier et pourraient lui donner une suite dans le cadre de leurs travaux parlementaires.

Au Bénin, le constat est amer : les funerailles ruineuses Benin ont métamorphosé le deuil en une compétition de dépenses ostentatoires où le prestige social prend le pas sur le respect du défunt. Des cérémonies interminables, des cotisations obligatoires à n’en plus finir, des bœufs à immoler, des uniformes à acheter, des bâches et des chaises à louer, laissant les survivants dans une précarité matérielle extrême et souvent endettés pour des années.

Réforme des pratiques funéraires : Mgr Clet Fèliho appelle à stopper l’hémorragie

L’évêque de Kandi précise, dans sa correspondance, que son appel concernant les funerailles ruineuses Benin s’adresse aux autorités publiques, aux chefs traditionnels, aux responsables religieux, aux élus locaux et à toutes les personnes attachées à l’avenir de la société béninoise.

Pour lui, il devient urgent d’engager ce vaste débat national afin de réglementer les pratiques funéraires, d’en limiter les abus et de protéger les familles contre toutes les formes d’exploitation et de pressions abusives.

« Réformer les funérailles, ce n’est pas combattre la tradition, c’est sauver les familles, préserver la jeunesse et préparer un avenir où nos coutumes demeurent des sources de vie plutôt que des causes de pauvreté et de division », explique l’évêque.

Le prélat insiste sur la nécessité d’agir dès aujourd’hui dans le domaine des pratiques funéraires afin de préserver la cohésion sociale et l’unité des familles. Les funerailles ruineuses Benin ne sont pas seulement une question économique, elles sont devenues une cause majeure de division familiale, de conflits entre coépouses, entre frères et sœurs, et de paupérisation de la jeunesse qui doit cotiser sous pression.

Honorer les morts sans sacrifier les vivants : le cri de cœur de l’évêque

Dans l’extrait officiel de sa correspondance adressée au président Joseph Fifamin Djogbénou, Monseigneur Clet Fèliho déclare solennellement :

« Honorer les morts sans sacrifier les vivants. Au nom de la tradition, des veuves, des orphelins, des filles et des fils sont soumis à des exigences financières matérielles et coutumières parfois insupportables. Les contributions imposées, les dépenses ostentatoires, les cérémonies interminables et les multiples prélèvements finissent par transformer le deuil en une épreuve économique et sociale. Au lieu de consoler les familles, on les accable. Au lieu de partager leurs peines, on aggrave leurs souffrances. »

« Notre appel s’adresse aux autorités publiques, aux chefs traditionnels, aux responsables religieux, aux élus locaux et à toutes les personnes attachées à la vie, de notre société. Il devient urgent d’ouvrir un vaste débat national afin de réglementer les pratiques funéraires, d’en limiter les abus et de protéger les familles contre toute forme d’exploitation et de pression abusive. »

« Réformer les funérailles, ce n’est pas combattre la tradition. C’est sauver la famille, préserver la jeunesse et préparer un avenir où nos coutumes demeurent des sources de vie plutôt que des causes de pauvreté et de division. Voilà le cri de cœur que j’adresse à tous les garants de la paix dans notre société. Il est temps aujourd’hui d’agir pour préserver la cohésion sociale et l’unité de nos familles… »

Face à ce constat, le prélat ne se contente pas de déplorer le statu quo ; il interpelle directement les décideurs politiques et les garants des traditions. Son message vise juste : honorer la mémoire des disparus ne doit plus signifier sacrifier l’avenir de ceux qui restent. Préserver nos coutumes n’a de sens que si elles continuent d’incarner des valeurs de vie, de soutien mutuel et de cohésion, plutôt que de devenir des moteurs d’appauvrissement.

Vers un grand débat national sur les funerailles ruineuses Benin

C’est pourquoi Mgr Clet Fèliho lance un appel solennel à l’organisation d’un grand débat national sur les funerailles ruineuses Benin. L’objectif est clair : encadrer juridiquement et socialement les pratiques funéraires pour freiner les abus, stopper l’exploitation des familles vulnérables et redonner au deuil sa dimension sobre et humaine.

Cette proposition d’assainissement requiert désormais une synergie urgente entre élus nationaux, autorités locales, chefs traditionnels et leaders religieux. L’initiative suscite en tout cas un immense espoir au sein de la population, impatiente de voir la dignité enfin restaurée dans les cérémonies de deuil.

En faisant résonner cette voix au cœur de l’hémicycle dès l’ouverture des travaux parlementaires, la balle est désormais dans le camp des députés. L’Assemblée nationale saisira-t-elle cette perche pour légiférer et mettre un terme à ce drame silencieux que sont les funerailles ruineuses Benin ? Les familles béninoises attendent des actes forts pour que le deuil redevienne un moment de recueillement et non une course à la ruine.

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