DÉNIS OBA CHABI, MEMBRE INFLUENT DE LA FCBE, SUR LA DÉMISSION DE PAUL HOUNKPÈ : « La démission de Hounkpè n’est signifie pas la mort de la FCBE »

Au Bénin, la démission de Paul Hounkpè, premier responsable du parti la Force Cauris pour un Bénin Émergent (FCBE), le 28 avril 2026, via une lettre adressée aux instances du parti, a suscité de nombreux commentaires dans l’opinion publique. Si pour certains sa démission est perçue comme « un acte qui relève purement de l’opportunisme rampant », pour d’autres, elle serait liée à l’échec cuisant enregistré à l’élection présidentielle à laquelle le parti a pris part. Face aux différents commentaires qui circulent, le maire honoraire Denis Oba Chabi, grande figure politique et membre influent de la FCBE, a accordé un entretien à Honougbo Média.

Journalistes : Hounkpè a déposé sa démission de la tête du parti FCBE dont vous êtes membre. Il a dit qu’il réfléchirait à ce qu’il ferait pour être utile au groupe et à la nation. Pourquoi cette démission intervient-elle quelques semaines après sa défaite à l’élection présidentielle ?

Maire honoraire Denis Oba Chabi : Chers journalistes, merci. Disons que c’est l’ordre normal des choses : lorsque vous allez à une élection décisive comme l’élection présidentielle qui vient de se tenir et que vous obtenez le résultat que nous avons obtenu nous, le parti FCBE , il est normal de prendre rapidement ses responsabilités. Et prendre ses responsabilités, c’est faire face à la réalité. Il devait démissionner pour laisser la place à d’autres sur l’échiquier politique national. Ce qui a été fait.

Journalistes : Cette démission de Paul Hounkpè sonnera-t-elle le glas du parti FCBE ?

Maire honoraire Denis Oba Chabi : Absolument pas, chers journalistes. La démission de Paul Hounkpè n’est pas, je vous rassure, la signature de mort du parti. Pas du tout. Il a d’ailleurs bien précisé qu’il a démissionné de ses fonctions à la tête du parti, et non du parti lui-même. Par ailleurs, nous sommes en train de prévoir l’organisation d’une session du Conseil national samedi prochain à Cotonou. À cette occasion, plusieurs possibilités seront analysées et nous prendrons les décisions idoines pour l’avenir du parti. Mais je vous le dis en termes clairs : le parti n’a pas disparu.

Journalistes : Monsieur le Maire, l’option d’un ralliement de la FCBE à l’un des partis de la mouvance est-elle envisageable ?

Maire honoraire Denis Oba Chabi : C’est lors de la session du Conseil national que le parti décidera. En tout cas, attendons le week-end prochain pour être mieux situés.

Journalistes : Sont-ce réellement les résultats de l’élection présidentielle qui ont motivé cette démission, ou y aurait-il d’autres raisons majeures ?

Maire honoraire Denis Oba Chabi : Je tiens à préciser que la décision prise par Paul Hounkpè est une décision personnelle et non collégiale. Elle n’est pas liée à la Constitution de notre pays. Elle est liée aux résultats de l’élection présidentielle. Cela étant, aujourd’hui au Bénin, il est écrit noir sur blanc que pendant six ans, il n’y aura plus de critiques violentes à l’endroit du gouvernement en place. Une trêve politique de six ans est à observer.

Journalistes : Que dites-vous de l’élection de Romuald Wadagni ?

Maire honoraire Denis Oba Chabi : À l’issue de l’élection présidentielle, le peuple a choisi Romuald Wadagni comme président de la République du Bénin. Je le félicite pour sa brillante élection. Je sais que l’Éternel ne choisit jamais un incapable pour prendre en main la destinée d’une nation. Je suis certain qu’il fera mieux que le président Talon, dans la dynamique engagée, surtout qu’il est son pur produit et qu’ensemble ils ont monté de grands projets au profit d’un développement durable qui fait aujourd’hui la fierté du Bénin. À son niveau, pas de doute.

Pour être plus clair : le pays n’aura plus à subir une opposition violente. Romuald Wadagni est le président de tous les Béninois, sans exception. De mon point de vue, il a la nécessité et l’obligation de former un gouvernement d’union nationale. C’est ce que nous devons faire pour rassurer les uns et les autres — les Démocrates, la FCBE et tous les autres. Il y a parmi eux des valeurs à choisir pour servir le pays.

Journalistes : Que dites-vous de la situation des exilés et prisonniers politiques ?

Maire honoraire Denis Oba Chabi : Pour les exilés et prisonniers politiques, une solution sera trouvée : la grâce et l’amnistie. Le Bénin a besoin de toutes les compétences, que ce soit au pays comme hors du Bénin, et chacun doit apporter sa pierre à la construction du pays.

Propos recueillis par Honougbo Média

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