Une participation béninoise encourageante

La 21e édition du Tour cycliste international du Bénin a tiré son rideau dimanche dernier, au terme de cinq étapes et de 712,77 km parcourus. Douze équipes masculines et 70 coureurs au départ, quatre pays représentés : l’édition 2026, bien que moins fournie que celle de 2025 qui avait réuni six nations, a offert un plateau compétitif exigeant. Pour le Bénin, le bilan, sans être triomphal, est porteur de signes encourageants.
Les Béninois dans la course : un collectif qui tient la distance
Sur le plan masculin, le Bénin a aligné 12 coureurs au classement général. Le meilleur d’entre eux, Glorad Saïzonou, a bouclé le Tour avec un écart de 3’16 » sur le maillot jaune, terminant 27e au général. Il est suivi de son frère Exodus Saïzonou (29e), Ricardo Sodjèdé (38e), Charbel Gandaho (47e), Ted Tossavi (45e) et Pascal Akovobahou (53e), entre autres. Au total, douze coureurs béninois figurent au classement général, un résultat qui témoigne d’une certaine solidité collective dans une course où la vitesse moyenne annoncée frôle régulièrement les 50 km/h.
Du côté du Grand Prix de Cotonou, le tableau est plus contrasté : sur 36 coureurs classés, seuls Rémi Sowou (30e) et Corneil Attaï Kocou (36e) ont franchi la ligne dans les délais pour le Bénin, avec un écart de 18’27 » sur le vainqueur. Trois coureurs sont arrivés hors délais et 23 ont abandonné.
Les Amazones béninoises en vedette
Côté féminin, le Grand Prix des Amazones a été l’occasion pour les cyclistes béninoises de briller. Charlotte Mètoévi s’est imposée comme la première Béninoise de la compétition, terminant 4e au classement général avec un écart de 41 secondes sur la championne Awa. Elle est talonnée par Hermione Marie-Paul Ahouissou (7e au général), Houéffa Melvina Tankpinou (8e), Yénoukounmè Vanette Houssou (9e), Yetonde Raimatou Kpovihouédé (10e) et Céline Okou (15e). Sur 18 cyclistes engagées, le peloton béninois a affiché une belle homogénéité.
Étape par étape, les Béninois ont montré leur niveau
L’analyse étape par étape révèle des performances notables. Dès le Prologue, Glorad Saïzonou s’est distingué comme le premier Béninois (38e sur 70), avant de confirmer sur la première étape avec une 19e place et un retard de seulement 2’03 » sur le vainqueur. Sur la 2e étape, Ricardo Sodjèdé a terminé 10e avec le même temps que le vainqueur, accompagné de dix de ses compatriotes dans le même chrono. Ezer Mensah a quant à lui signé une belle 8e place sur la 3e étape, dans le même temps que le vainqueur et l’ensemble de ses coéquipiers.
La 4e étape a vu Exodus Saïzonou terminer 16e avec un écart de 1’18 » sur le vainqueur marocain, six de ses compatriotes arrivant dans le même temps. Enfin, sur la 5e et dernière étape, c’est encore Exodus Saïzonou qui a porté les couleurs béninoises au plus haut, terminant premier des Béninois dans le même temps que le maillot jaune Kristians Belohvosciks, avec deux compatriotes dans la même foulée.
Une jeunesse prometteuse pour l’avenir
C’est sans doute le message le plus fort que retient ce Tour 2026 : le Bénin dispose aujourd’hui d’une jeune génération sur laquelle il peut compter. Exodus Saïzonou, l’un des plus jeunes coureurs béninois du peloton, en est l’illustration la plus éclatante. À l’issue de la 5e étape, il a été classé 5e meilleur Africain sur 50 coureurs, 16e au général et 6e au classement des meilleurs jeunes sur 33 lors de cette même étape. Son aîné Glorad Saïzonou, lui, pointe à la 14e place du classement des meilleurs jeunes au général.
Par ailleurs, Ezer Mensah, Ricardo Sodjèdé, Exodus Saïzonou, Pascal Akovobahou et Corneil Attaï ont engrangé des points précieux pour l’amélioration de leur ranking africain, un investissement sur l’avenir dont les dividendes se feront sentir lors des prochaines échéances continentales.
Un bilan positif, un horizon qui s’éclaircit
Au regard de ces résultats, le bilan de la participation béninoise à la 21e édition du Tour cycliste international du Bénin ne peut être qualifié que de positif. Il faut rappeler que plusieurs de ces coureurs ne comptent que deux ans de pratique et se mesurent à des cyclistes professionnels aguerris, dans des conditions de haute intensité. La régularité affichée tout au long des cinq étapes, la tenue dans les délais et les performances individuelles remarquables sont autant de signaux encourageants. Le Bénin peut désormais entrevoir avec optimisme l’objectif qui reste à portée : gagner, un jour, une étape à domicile..
Alexis DEGILA