Réunie en séance plénière au Palais des Gouverneurs, ce lundi 13 Juillet, l’Assemblée nationale a voté…
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AFREXIMBANK À ADDIS-ABÉBA EN ÉTHIOPIE : Romuald Wadagni expose les pièges de l’industrialisation et la méthode béninoise
Le ton de la retraite stratégique d’Afreximbank était donné dès le titre du panel inaugural : « Pourquoi les gouvernements échouent toujours à s’industrialiser ». Loin des discours convenus, la banque panafricaine a ouvert ses travaux ce lundi à Addis-Abeba en posant un diagnostic direct. Pour conduire ce « grand déballage » et proposer des pistes concrètes, Afreximbank a fait appel au Président béninois Romuald Wadagni, dont le mandat place la transformation locale au cœur de la politique économique. Trois pièges qui bloquent les ambitions industrielles Devant un parterre de financiers, de décideurs publics et d’opérateurs économiques, le Chef de l’État béninois a livré une analyse sans détour. Entre les documents de stratégie et la réalité du terrain, il a identifié trois blocages systémiques. Le piège de la gouvernance : Sans coordination forte au sommet de l’État, les réformes se perdent dans des administrations aux agendas contradictoires. Les projets s’étiolent dans la bureaucratie. Le piège financier : Trop de programmes industriels reposent sur des modèles économiques fragiles, dépendants de financements hypothétiques et exposés aux chocs internationaux. Le piège de l’économie politique : L’industrialisation redistribue les rentes, bouscule des intérêts établis et exige du temps long. Or, les calendriers électoraux poussent à l’immédiateté. Glo-Djigbé : la démonstration par l’exemple Face à ces freins, Romuald Wadagni a opposé l’expérience récente du Bénin. La Zone industrielle de Glo-Djigbé (GDIZ), développée avec ARISE Integrated Industrial Platforms (ARISE IIP), s’impose comme un cas d’école. Gagan Gupta, fondateur et directeur général d’ARISE IIP, était présent plus tard dans la matinée pour détailler les conditions de viabilité de ces infrastructures. Le modèle béninois repose sur un principe clair : rompre avec l’exportation de matières premières brutes. En transformant le coton et les produits agricoles sur place, le Bénin capte la valeur ajoutée, crée des emplois qualifiés et offre un cadre réglementaire stable aux investisseurs. Comment le Bénin contourne les trois pièges Le Président a expliqué comment la GDIZ répond aux blocages identifiés : Gouvernance: Le pilotage est confié à une structure dédiée, cogérée avec un partenaire technique expérimenté, pour éviter la dispersion administrative. Financement: Le projet mobilise des capitaux privés et limite le recours à la dette publique. L’objectif est de rendre les zones attractives pour les investisseurs plutôt que de dépendre des budgets étatiques. Économie politique: L’État a sanctuarisé sa ligne politique.Cette continuité juridique rassure les industriels qui engagent des investissements lourds sur plusieurs années. Cette approche rejoint les axes du futur Plan stratégique VII d’Afreximbank, qui met l’accent sur les zones économiques spéciales compétitives, la transformation locale des minerais stratégiques et la numérisation des chaînes commerciales.…
DIPLOMATIE ÉCONOMIQUE : Romuald Wadagni porte la voix du Bénin à Addis-Abeba
Une journée, une capitale, plusieurs rendez vous stratégiques. Le Président de la République, Romuald Wadagni, a effectué ce lundi une visite de travail à Addis-Abeba, en Éthiopie. Objectif: placer le Bénin au cœur des débats sur la finance panafricaine et renforcer la coopération bilatérale avec l’Éthiopie.À sa descente d’avion au pavillon présidentiel de l’aéroport Bole, le Chef de l’État a été accueilli par le Vice-Premier Ministre éthiopien, Tiruneh Temesgen. Il s’est ensuite entretenu avec le Docteur George Elombi,Président d’Afreximbank et du Conseil d’administration de la Banque africaine d’import-export.Nommé en juin 2025, Dr Elombi a succédé au Professeur Benedict Oramah à la tête de l’institution panafricaine. Romuald Wadagni participait à la retraite stratégique d’Afreximbank, en tant qu’invité d’honneur.Il a ouvert le panel inaugural aux côtés de décideurs de la finance, de la gouvernance et de l’économie du continent. Le thème de la session donne le ton : « Pourquoi les gouvernements échouent toujours à s’industrialiser ».Devant les participants, le Président béninois a partagé l’expérience de son pays. Investi le 24 mai 2026 après son élection avec 94,05 % des suffrages, Romuald Wadagni a rappelé les réformes engagées au Bénin pour moderniser l’administration, renforcer la transparence et accélérer l’industrialisation. Il a insisté sur les facteurs de réussite, mais aussi sur les écueils qui font souvent dérailler les politiques publiques en Afrique. Après la séquence Afreximbank, le Chef de l’État s’est rendu au Palais Menelik pour un tête-à-tête avec le Premier Ministre éthiopien, Abiy Ahmed. Les deux dirigeants ont examiné les moyens de consolider la coopération entre Cotonou et Addis-Abeba, notamment dans les domaines économiques et commerciaux. Cette visite s’inscrit dans la « diplomatie de voisinage active » que le Président Wadagni a engagée depuis son investiture. En moins de deux mois, il a déjà effectué des déplacements au Nigeria, au Niger, au Burkina Faso, au Togo et en Côte d’Ivoire. La présence du Bénin à la retraite stratégique d’Afreximbank intervient alors que la Banque prépare ses 33ᵉˢ Assemblées annuelles, prévues à El Alamein, en Égypte, sous le thème « Intra-African Trade and Industrialisation: Pathway to Economic Sovereignty ». Le Président George Elombi y défend une rupture avec l’exportation brute et plaide pour la transformation locale des matières premières. Un message qui rejoint les priorités affichées par Romuald Wadagni : éradiquer l’extrême pauvreté, réduire les inégalités territoriales et accélérer l’industrialisation pour créer des emplois. Après une série de rencontres à Addis-Abeba, le Président a regagné Cotonou en fin d’après-midi. Une journée dense qui confirme la volonté du Bénin d’être présent là où se discutent les grandes orientations financières du continent.
PASSATION DE CHARGES AU ROTARY CLUB DE PORTO-NOVO : Josias Mensah Affognitodé officiellement investi président
La Docteur Sidikath Saïzonou, a officiellement passé le collier et les attributs du président du Rotary…
ÉLECTION A LA FBF : Mathurin de Chacus prône le consensus pour une transition apaisée
À l’approche de l’Assemblée générale élective de la Fédération béninoise de football (FBF), le président sortant Mathurin de Chacus a réuni le Comité exécutif, dimanche à Porto-Novo, pour faire le point sur les préparatifs. Objectif affiché : garantir un scrutin serein, transparent et porteur de continuité. Le Comité exécutif a passé en revue les dispositions logistiques et réglementaires. Selon les informations rendues publiques par la FBF, la Commission électorale a déjà fixé le calendrier du processus 2026-2030. L’Assemblée générale élective est prévue le 22 août 2026, même si certaines sources évoquent le 23 août ou le 5 août. Le processus a démarré le 3 juillet avec l’ouverture de l’appel à candidatures. Devant ses pairs, Mathurin de Chacus a insisté sur la nécessité d’un climat de consensus entre clubs, ligues départementales et associations affiliées. Le président sortant, qui achève son deuxième et dernier mandat, veut éviter les tensions et protéger les acquis des huit dernières années : régularité des championnats professionnels, rayonnement du Bénin dans les instances internationales, essor du football féminin et projets d’infrastructures. « La transition doit se faire dans la sérénité et la responsabilité », a-t-il déclaré lors d’une rencontre récente avec les délégués de la FBF. Il a dressé le portrait-robot de son successeur : un dirigeant capable de consolider les réformes structurelles engagées. Intervenant à l’issue des travaux, l’He Chantal Ahyi a rappelé l’engagement de la fédération à protéger les acquis du football béninois. Elle a appelé les médias à une couverture responsable, centrée sur le rassemblement et la transparence du processus électoral, afin d’éviter toute polarisation inutile. Avec le retrait annoncé de Mathurin de Chacus, la course à la présidence s’an nonce disputée. Quatre profils reviennent régulièrement dans les discussions : Marcelin Bocovè, Magloire Oké, Pédro Ayéma et Francis Koto Gbian. Anjorin Moucharaf, ancien président, est forclos par les statuts qui limitent l’âge à 70 ans et interdisent plus de deux mandats. Le futur Comité exécutif aura la charge de piloter le football béninois de 2026 à 2030. Au menu : poursuivre le développement des compétitions nationales, accompagner les sélections, mettre en œuvre les projets stratégiques d’infrastructures et de formation. Le Comité exécutif sortant réaffirme sa volonté de collaborer avec le gouvernement et les partenaires pour assurer la continuité des programmes en cours. Un mot d’ordre : dialogue et respect des textes La FBF rappelle que la désignation des délégués doit respecter l’article 24 de ses statuts. Les clubs du championnat professionnel, de Ligue 3, les ligues départementales et les associations nationales étaient appelés à transmettre leurs délégués avant le 12 juin 2026. Les élections des délégués des ligues départementales se sont tenues les 19 et 20 juin. Avec l’échéance électorale qui approche, Mathurin de Chacus et son équipe misent sur le dialogue pour offrir au football béninois une transition stable. « L’intérêt général doit primer sur les ambitions individuelles », avait déjà prévenu le président sortant.
REFORME DE LA CENA : « Aucun agent ne sera laissé sur le carreau », rassure le député Ahouanvoèbla
C’est une page qui se tourne pour l’architecture électorale du Bénin. Réunis en séance plénière ce…
ASSEMBLÉE NATIONALE DU BÉNIN : La CENA mise en veille en attendant une réforme complète
Réunis en séance plénière ce vendredi au Palais des Gouverneurs, les députés béninois ont voté à…
À NATITINGOU : Le Ministre Wilfried Léandre Houngbédji explique les mesures sociales et écoute les doléances
La Maison des jeunes de Natitingou a servi de cadre, ce vendredi 10 juillet, à un…
COOPERATION BENIN-CHINE : Les étudiants de l’Institut Confucius plongent dans la réalité des chantiers
La coopération entre le Bénin et la Chine prend un nouveau visage. Au-delà des routes et…
SÉANCE PLÉNIÈRE DE CE VENDREDI À L’ASSEMBLÉE NATIONALE : Vers une suppression, une réforme ou une nouvelle architecture de la CENA?
Ce vendredi 10 juillet 2026, les députés de la 10ᵉ législature se retrouvent en séance plénière…