Excès de vitesse et infractions routières dans les villes : L’érection de ralentisseurs ou dos-d’âne s’impose sur les routes de la capitale

Une rue de Porto-Novo
Une des rues de Porto-Novo la capitale du Bénin qui a certainement besoin de dos d’âne

À côté de la kyrielle d’infractions qui sévissent sur nos grands axes routiers et mettent dangereusement en péril la sécurité des personnes et des biens, s’observe avec récurrence l’une des plus choquantes et déconcertantes : l’excès de vitesse. Il est devenu aujourd’hui sur nos routes un couloir qui conduit à la mort. L’état des lieux est préoccupant, malgré les alertes incessantes et les sanctions de la Police républicaine qui invite à la sagesse et à des comportements vertueux de la part des motocyclistes et automobilistes.

 À Porto-Novo, la capitale, l’inquiétude est grande sur les voies urbaines. Il faut absolument ériger des ralentisseurs pour contenir les ardeurs de ces conducteurs indélicats, véritables ennemis de la cité. Rouler à tombeau ouvert est désormais le sport favori de plusieurs conducteurs d’automobiles et de motocyclettes. Tout simplement parce que depuis quelques années, la route s’est ouverte grandement à tous avec les travaux de construction, de reconstruction et d’asphaltage qui ont changé le visage de nos villes. À Porto-Novo, la route existe désormais bel et bien, ce qui donne parfois envie à certains récalcitrants de s’adonner à des expériences de vitesse. Alors, bonjour la pagaille ! Sur les grandes artères de la ville, le spectacle est désolant. Tout le monde file, on ne sait où. Pourtant, le bon sens enseigne que celui qui roule lentement arrivera sûrement à bon port.

Quelle mouche pique donc certains citoyens pour qu’ils foulent aux pieds les principes sacro-saints du code de la route et optent pour une vitesse vertigineuse, avec toutes les conséquences néfastes que cela peut engendrer ? C’est bien là la question qui taraude les esprits. La conséquence est là, bien visible : ce sont des accidents parfois graves et mortels qui s’ensuivent. Dans la ville de Porto-Novo, les feux tricolores ne fonctionnent pas comme ils le devraient et l’on note une absence quasi totale de dos-d’âne, ces véritables ralentisseurs dont l’effet permettrait tant soit peu de diminuer les risques.

Dans un passé récent d’ailleurs, on avait vu ériger sur certains axes routiers de la ville des dos-d’âne qui, à vrai dire, avaient servi à quelque chose. Seulement, ces infrastructures de grande importance, dont la qualité n’a pas résisté aux intempéries et aux caprices des usagers de la route, n’ont duré que le temps d’un feu de paille. En réalité, c’étaient des infrastructures de mauvaise qualité. Aujourd’hui, elles sont presque toutes hors d’usage, au point où l’on a dû les enlever. C’est le cas du tronçon longeant le CEG Koutongbé et conduisant vers Djègan-Daho : elles ont été carrément enlevées, laissant désormais le passage libre aux caprices des motocyclistes et automobilistes. Avec les nouvelles routes construites ou aménagées dans la ville, on constate que le confort qui a changé le cadre de vie a dangereusement ouvert la voie à la grande pagaille. Ça roule, ça file à tombeau ouvert, d’où la nécessité d’ériger des dos-d’âne pour amoindrir les risques et garantir la sécurité de tous. Les autorités sont interpellées à ce sujet.

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