Assemblée nationale-10è législature : Au niveau des Commissions permanentes : Djogbénou choisit le suivi de proximité

Le président de l'Assemblée nationale du Bénin Joseph Djogbénou
Joseph Djogbénou président de l’Assemblée nationale du Bénin soucieux de l’efficacité des commissions permanentes

Assemblée nationale : Le travail parlementaire ne commence pas en plénière. Il se prépare, s’examine et se construit d’abord dans les commissions permanentes. Depuis le début de la 10e législature, Joseph Fifamin Djogbénou semble avoir fait de cette réalité un axe de méthode : être présent au plus près des commissions, de leurs travaux et de leurs préoccupations. Le séminaire ouvert ce mardi 6 octobre 2026 à Bohicon avec la Commission de l’Éducation, de la Culture, de l’Emploi et des Affaires sociales en donne une nouvelle illustration.

Dans son intervention, le président de l’Assemblée nationale a insisté sur une exigence fondamentale : « savoir qui l’on est, savoir pourquoi on est là, savoir ce que l’on doit faire ». La formule dépasse le seul cadre de la C4. Elle renvoie à une conception du fonctionnement parlementaire dans laquelle chaque commission doit maîtriser ses compétences, ses textes, ses responsabilités et les politiques publiques qui relèvent de son champ.Cette logique s’était déjà manifestée quelques mois plus tôt.

En juin, à Abomey-Calavi, Joseph Djogbénou avait pris part au séminaire d’appropriation du projet de loi portant Code des forêts, de la faune et de la gestion durable des terres. Là encore, l’enjeu était de permettre aux députés concernés de mieux maîtriser un texte avant son examen. Le 25 septembre, une autre séquence l’avait conduit à échanger directement avec la commission en charge de la Défense et des Affaires extérieures. Et ce 6 octobre, à Bohicon, il retrouvait une autre commission permanente autour de ses attributions propres et de sujets aussi concrets que l’insertion des jeunes filles, l’éducation, l’emploi et la santé sexuelle.

Ces rendez-vous ne relèvent donc pas seulement d’une succession d’agendas. Ils dessinent une manière de conduire l’institution : ne pas attendre que les dossiers arrivent en séance plénière, mais travailler en amont avec les structures où ils sont étudiés, préparés et spécialisés. C’est à ce niveau que se joue une grande partie de la qualité du travail parlementaire.

Une commission qui maîtrise ses attributions travaille mieux. Une commission qui comprend les enjeux des textes qu’elle examine prépare mieux la décision collective. Et un Parlement dont les commissions fonctionnent efficacement aborde la plénière avec davantage de profondeur.

À Bohicon, Joseph Djogbénou a parlé de « pré-rentrée parlementaire ». L’expression résume bien la logique : remettre les commissions en mouvement, consolider leurs capacités et préparer la reprise des travaux sur des bases plus solides. Au fil de ces différentes séquences, une constante apparaît donc : la présidence de l’Assemblée nationale se rapproche des commissions permanentes pour renforcer le travail parlementaire à sa source

Photo de famille des participants au séminaire

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *