Vie des clubs de football au bénin : Dragons Fc, une équipe mythique qui refuse de mourir

L'equipe des dragons en maillot orage noir
L’équipe des Drogns Fc en maillotOrange Noir avant une renconre du championnat national la Celtiis ligue 1

Dragons Fc, une équipe mythique qui refuse de mourir : Les Dragons de l’Ouémé, créés en 1975 par feu Pierre Agondanou, ne sont pas seulement un club de football pour la cité des « Aïnonvis ». Ils sont une mémoire. Loin d’être un simple animal, le Dragon est ici un fétiche, un symbole de puissance et de fierté. Mais voilà plus d’une décennie que cette créature redoutée ne crache plus de feu.

Les protégés de Jude Houetagnakou, récemment reconduit à la tête du club pour un nouveau mandat, peinent à renouer avec les grandes heures de leur histoire. Douze années ont passé, et cet animal autrefois craint de tous est aujourd’hui devenu la risée du football béninois.

Des noms emblématiques comme Saadou Do-Régo, Toudononou Hounguê, Adolphe Ogouyon, Gérard Gandonou, feu Pascal Ahlonsou, Marouf Adéchokan, Blaise Codjia ou encore Latif Yessoufou, pour ne citer que ceux-là, devraient, depuis l’au-delà pour certains, s’indigner de voir leur club sombrer ainsi. D’aucuns jugeront sans doute prématuré de parler de déclin aussi sévère, mais la situation mérite qu’on s’y attarde tant elle interpelle.

Le club était totalement dans le gouffre avant l’arrivée d’un nouveau bureau directeur conduit par Jude Houetagnakou, Issa Fassassi dit « Tombo » et leurs collaborateurs. Beaucoup espéraient alors un réveil de cet animal endormi. Mais c’est l’inverse qui s’est produit : loin du sursaut attendu, les Dragons ont dû lutter pour éviter le pire, la menace d’une relégation en division inférieure planant sur le club.

Pour Jude Houetagnakou, il faudra reconstruire le club, mais cette reconstruction devra d’abord passer par les hommes par un travail en profondeur sur le capital humain, l’esprit d’équipe et l’encadrement, avant même de penser aux résultats sportifs.

Les Dragons ont un passé glorieux et ont connu leur âge d’or. Cet âge d’or peut renaître, mais il faudra pour cela la contribution de tout un peuple, en particulier celui de la ville aux trois noms : Hogbonou, Adjatché, Porto-Novo.

Alexis Degila

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