
Djèrègbé cambrioleurs police : dans la nuit du lundi 14 au mardi 15 septembre 2026, cinq individus ont été surpris en flagrant délit, porteurs d’un arsenal qui, à lui seul, suffisait déjà à lever le moindre doute sur la nature de leurs occupations nocturnes. À leur actif, un cric, un sac contenant 94 trousseaux de clés, des tournevis et, manifestement, une vocation peu avouable pour les visites domiciliaires illicites et improvisées.
Face à la résurgence des cambriolages visant les maisons et les chantiers, souvent désertés par leurs propriétaires, une surveillance discrète, menée en étroite collaboration avec la couche saine de la population, a permis de mettre la main sur ces cinq comparses. Il faut croire que la nuit avait ses habitudes, et que les malfaiteurs, eux, avaient pris la fâcheuse habitude de profiter de la complicité de l’obscurité pour confondre l’espace public avec une zone de libre-service.
94 trousseaux de clés : l’arsenal qui trahit la profession
L’interpellation n’a rien d’anodin. Le matériel saisi sur les cinq hommes dans la nuit de lundi à mardi est éloquent. Un cric automobile, sans doute utilisé pour forcer portails et portes métalliques. Des tournevis de toutes tailles. Et surtout, un sac contenant pas moins de 94 trousseaux de clés. Un chiffre vertigineux qui en dit long sur la méthode et l’ampleur des activités du groupe.
Selon les premières informations, le mode opératoire était bien rodé : repérage en journée des maisons inoccupées et des chantiers de construction abandonnés la nuit, puis effraction discrète grâce à l’impressionnant trousseau. Les quartiers de Djèrègbé, en pleine expansion avec de nombreuses constructions, offraient un terrain propice à ce type de prédation.
C’est justement cette recrudescence qui a alerté le commissariat de l’arrondissement. En lien avec les chefs quartiers et des citoyens vigilants, les policiers ont mis en place une surveillance nocturne discrète. Stratégie payante : les cinq individus ont été pris la main dans le sac, alors qu’ils s’apprêtaient à opérer.
Perquisition : la caverne d’Ali Baba peu glorieuse
La perquisition effectuée à leurs domiciles respectifs a révélé une véritable caverne d’Ali Baba, version peu glorieuse, et certainement un cauchemar pour les amateurs de patrimoine honnêtement acquis.
Ont ainsi été retrouvés plusieurs objets issus de cambriolages antérieurs, parmi lesquels des télévisions écrans plats, des caméras de surveillance arrachées à leurs supports, des panneaux solaires volés sur des chantiers, des bouteilles de gaz, des bijoux, des groupes électrogènes ainsi que divers appareils électroménagers.
Un butin hétéroclite qui témoigne de la diversité des cibles : maisons habitées en l’absence des occupants, résidences secondaires, chantiers photovoltaïques, commerces.
La photo que tu as fournie, siglée CCOM / DGPR au bas, montre une autre facette du travail de la police républicaine dans la même période : des plaquettes et boîtes de médicaments « Rakol 200 mg » et « Joydal » saisies sur table d’enquête. Si elle n’illustre pas directement le butin des cambrioleurs (télévisions et panneaux solaires), elle confirme la traçabilité de l’opération et la communication officielle de la Direction Générale de la Police Républicaine. J’ai conservé ta photo comme visuel DGPR à la Une.
Garde à vue en attendant le Procureur
En attendant leur comparution devant le Procureur de la République près le tribunal de première instance de Porto-Novo, les cinq suspects méditent désormais dans la cellule de garde à vue du commissariat de l’arrondissement de Djèrègbé.
Une retraite sans doute moins lucrative que leurs expéditions nocturnes, mais infiniment plus propice à la réflexion sur les vertus de la propriété d’autrui et sur les risques encourus quand on confond la nuit avec un permis de cambrioler.
Pour les populations de Djèrègbé, longtemps confrontées à ces vols à répétition, ce coup de filet est un soulagement. Il rappelle aussi l’importance de la collaboration entre forces de sécurité et citoyens : sans les renseignements de la couche saine de la population, cette surveillance discrète n’aurait pu aboutir.
La police invite désormais les victimes à se rapprocher du commissariat pour identifier leurs biens parmi les objets saisis. L’enquête se poursuit pour déterminer si d’autres complices ou receleurs sont impliqués dans l’écoulement du matériel volé méditent désormais dans la cellule de garde à vue du commissariat de l’arrondissement de Djèrègbé.