Petits métiers à Porto-Novo : Les ongleurs fixent désormais leurs prestations à 200F CFA

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Un tailleur d’ongles ambulant, communément appelé ongleur, en pleine prestation de pédicure à Porto-Novo. Le nouveau tarif unique est désormais fixé à 200F CFA pour les mains et les pieds, contre 100F CFA auparavant.

Aussi surprenant que cela puisse paraître, la dynamique des réformes touche même les secteurs d’activités les plus anodins, exercés pour la plupart par des compatriotes étrangers. À Porto-Novo, ce sont les artisans communément appelés « tailleurs d’ongles » qui haussent le ton et redéfinissent les modalités de leurs prestations. Désormais, le client doit débourser 200F CFA pour se faire tailler les ongles des pieds et des mains.

C’est la nouvelle donne imposée depuis quelques jours par les acteurs du secteur. Dans un élan de responsabilité et de recherche de qualité, ils ont décidé de franchir le rubicon en présentant à leur clientèle un nouveau prix unique de 200 FCFA pour un service complet.

100F à 200F CFA : la nouvelle réforme expliquée

Prenons le cas d’Alidou, ressortissant nigérien et tailleur d’ongles à Porto-Novo depuis plusieurs années. Après avoir coupé les ongles des pieds et des mains de Prosper, son client habituel, il lui annonce la nouvelle tarification : 200F CFA.

Stupéfait, le client rappelle qu’il avait l’habitude de payer 100F CFA et ne comprend pas ce changement soudain. Alidou lui rétorque simplement que c’est la nouvelle réforme décidée collectivement par tous les acteurs du secteur.

« Ce n’est pas un métier qui nourrit son homme. Tous ceux qui exercent ce métier sont pauvres et exposés à toutes sortes de vulnérabilités », justifie-t-il.

Un métier parmi les plus vulnérables

Voilà qui est clair : ceux qui profitent de ces petits services d’onglerie doivent désormais débourser un peu plus. 200F CFA, ce n’est quand même pas excessif, même si ce changement suscite des réactions et parfois des incompréhensions entre prestataires et clients.

Ce métier reste l’un des plus vulnérables et des plus précaires. Il n’apporte rien de substantiel à ses acteurs et les installe dans la précarité. S’il est vrai qu’il n’y a pas de sot métier, certains s’imposent par la force des choses et ne permettent pas de vivre dignement, alors que la personne humaine est sacrée et inviolable.

C’est toute la responsabilité de la société qui est interpellée. Il faudra redéfinir les normes pour que l’humanité retrouve sa place et que plus aucun métier ne diminue l’homme dans sa valeur intrinsèque.

Mais pour le moment, payons sans regret le nouveau tarif prescrit si nous sollicitons ce service d’onglerie. Nous paierons d’ailleurs bien plus que ça si nous allons dans les centres d’esthétique et de soins du visage pour une vraie manucure et pédicure. À chacun de savoir raison garder.

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