
Face à l’avancée inquiétante de l’érosion sur le littoral Est du Bénin, le Ministre du Cadre de Vie et des Transports, chargé du Développement Durable, Georges Alé, opte pour une démarche scientifique et pragmatique : la « preuve avant la décision ».
Lors d’une récente mission de terrain, le ministre et sa délégation ont conduit un double chantier. D’une part, croiser les expertises techniques des différentes institutions compétentes pour établir un diagnostic fiable et partagé sur l’ampleur du phénomène. D’autre part, aller à la rencontre des populations riveraines et des acteurs économiques directement impactés, notamment les responsables de WAPCO Niger-Bénin et les pêcheurs de la corniche, afin de mesurer la réalité du terrain.
Cette approche marque un véritable tournant stratégique dans la gestion du littoral, articulé autour de trois axes majeurs :
1. Une vision scientifique et factuelle : Fonder toute décision d’aménagement sur des données fiables, objectives et consensuelles, pour éviter les solutions d’urgence inefficaces.
2. L’affirmation de la souveraineté nationale avec la SoBIMaF : Faire de la Société Béninoise d’Infrastructures Maritimes et Fluvio-Lagunaires (SoBIMaF) le bras opérationnel de l’État. L’objectif est de doter le Bénin d’une expertise propre et de s’affranchir progressivement de la dépendance aux opérateurs étrangers.
3. Une approche intégrée et pérenne : Ne plus traiter le littoral de manière isolée, mais intégrer dans un même périmètre d’action les lagunes, les lacs, les chenaux et même les projets de chantier naval, essentiel pour assurer la maintenance des dragues et la durabilité des ouvrages.
Au-delà de la réponse à l’urgence, cette mission pose les jalons d’une politique maritime durable, visant à doter le Bénin des moyens techniques et institutionnels pour relever efficacement les défis maritimes de demain.