SUSPENSION PROVISOIRE DES ADHÉSIONS DU BLOC RÉPUBLICAIN À L’UP-R : Une decision partiale et porteuse de division selon Imelda BADA de MOELE-Bénin

Dans une lettre ouverte adressée au président de la République, Patrice TALON, la vice-présidente coordinatrice de la diaspora MOELE-Bénin, Imelda Bada, tire la sonnette d’alarme sur ce qu’elle qualifie de « pratiques sélectives et d’hypocrisie » au sein de la mouvance présidentielle. Selon elle, ces dérives constituent une menace sérieuse pour la réforme du système partisan, l’un des chantiers majeurs de la gouvernance Talon.La responsable politique s’insurge particulièrement contre la décision prise par l’Union Progressiste le Renouveau (UPR) de suspendre provisoirement toute nouvelle adhésion en provenance du Bloc Républicain (BR). Une décision qu’elle estime partiale et porteuse de division. « Lorsqu’il s’applique uniquement contre le Bloc Républicain et non contre toutes les forces de la mouvance, le pacte anti-agression cesse d’être un pacte.Il devient une manœuvre politicienne », écrit-elle.

« Une hypocrisie publique qui fragilise l’édifice »

Pour Imelda BADA, la réforme du système partisan ne saurait être appliquée de manière sélective. Elle rappelle que la mouvance présidentielle est plurielle, composée non seulement de l’UPR, mais aussi de MOELE-Bénin et de la Renaissance Nationale. Cibler un parti et fermer les yeux sur les mêmes pratiques ailleurs constituerait, selon elle, une « incohérence publique » qui met en péril l’esprit même de la réforme. « Le peuple béninois n’est pas dupe.Il voit bien que certains brandissent la réforme comme un bouclier, mais l’utilisent comme une arme sélective contre leurs rivaux », avertit-elle, appelant le chef de l’État à rappeler à l’ordre ceux qui dénaturent cette réforme pour des calculs politiques.

La loyauté et la discipline au cœur du débat

Dans sa lettre, la vice-présidente de MOELE-Bénin réaffirme l’engagement de son parti à respecter scrupuleusement les règles instaurées par la réforme. Elle souligne notamment que tout nouveau membre est tenu d’y rester au moins un an avant de pouvoir démissionner, et qu’aucune démission ne peut intervenir dans les six mois précédant une élection. Des dispositions qui, selon elle, illustrent la rigueur et la volonté de MOELE-Bénin de préserver la discipline et la cohérence.« La loyauté ne se négocie pas, la discipline n’est pas facultative et la réforme n’admet aucun passe-droit », insiste-t-elle, dénonçant une « loyauté conditionnelle » qui, à ses yeux, n’en est pas une.

Un appel direct à Patrice TALON

Imelda BADA interpelle directement le président TALON, l’exhortant à agir pour rétablir la cohérence et la discipline au sein de la majorité. «C’est une trahison de votre vision, Monsieur le Président, et une insulte à l’intelligence du peuple béninois », lance-t-elle, estimant que les incohérences actuelles « affaiblissent la crédibilité collective et installent la suspicion permanente dans la majorité ».La responsable conclut sa lettre en réaffirmant sa détermination à défendre la réforme du système partisan « jusqu’au dernier souffle » de son engagement, pour « la vérité et l’honneur de la majorité présidentielle ».

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