
Ce que je Pense
Je nous le dis sincèrement et avec foi, car je ne suis pas un flagorneur. Encore moins un minus qui veut devenir un babu.
Je préfère des élections mauvaises, mal organisées à tout point de vue (Exclusion, fraudes, manipulations,…) à un putsch.
La raison est simple.
Du haut de mes 60 ans j’ai une idée des putschs. C’est un permanent recommencement.Sauf erreur de ma part. Les plus anciens et les acteurs des putschs peuvent venir me donner la preuve du contraire.
Alors, je m’incline.
Tenons pour dit. Si Tigri fait putsch, il est conscient que ça va être un qui-vive permanent par rapport à un autre putsch. Comment l’empêcher va être son projet de société pour le Bénin. Il cherchera et trouvera des ennemis partout. Dans les écoles et autres centres de formation et de savoirs, dans les centres de santé, dans les garages, ateliers et même aux cimetières.C’est ça la réalité des putschs.
Ceux qui peuvent comprendre comprendront.C’est une translation dans le temps et dans l’espace.C’est pour dire que les élections doivent être le souhait de nous tous et non des aventures, car la seule manière au monde de faire parler un peuple c’est de l’amener aux urnes.
À titre illustratif, le dernier putsch au Bénin date des années 1972. C’est en 1991 que nous avons véritablement reconnu les urnes, je dis véritablement.Et c’est grâce à nos efforts collectifs et soutenus, notre résilience, notre détermination et notre engagement pour un nouvel ordre politique et social et non par un putsch.
Les motifs pour un putsch ne manquaient certainement pas.Les moyens aussi. Sans nul doute.Mais hélas.C’est la conférence des forces vives de février 1990 qui a permis d’évacuer tout et certainement tout.
Nous voici.Tout le monde parle de renouveau démocratique et de démocratie. Que c’est beau tout ça et bien d’en parler. Alors pourquoi faut-il faire recours à la force ou la violence pour penser réparer un préjudice à un peuple qui n’a pas réclamé votre secours.
Bref, il sied de comprendre et de reconnaître ici et maintenant et c’est pour ceux qui mettent en relief les difficultés de certains groupes politiques pour prendre part aux élections au Bénin pour justifier un putsch car la violence et la guerre n’ont aucune vertu à célébrer.
Avoir cette posture ou dire ce qu’on dit là met en difficulté les responsables de ces groupes politiques qui jouent bien leurs rôles et qui tiennent debout et bien debout pour des combats politiques à venir.
Et c’est que je pense. Et c’est moi.Gagnons ensemble l’avenir pour le développement du Bénin et de l’#Afrique, notre continent.
Vincent LÉZINMÈ,
Géoéconomiste Journaliste Enseignant