
L’Honorable Gérard GBENONCHI Président de la commission des finances de l’Assemblée nationale du Bénin
L’honorable Gérard GBEBONCHI a présidé ce mardi 11 novembre 2025 au Palais des Gouverneurs de Porto-Novo, l’ouverture de l’atelier d’appropriation du projet de loi de finances 2026.Une rencontre stratégique qui marque l’examen du dernier budget du second mandat du Président Patrice TALON.
C’est dans la solennité du Palais des Gouverneurs de Porto-Novo que s’est ouvert ce mardi 11 novembre 2025, l’atelier d’appropriation du contenu du Projet de Loi de Finances pour la gestion 2026. Présidant la cérémonie, l’Honorable Gérard GBENONCHI, Président de la Commission des Finances et des Échanges de l’Assemblée nationale, a souligné l’importance de cette rencontre organisée par l’Unité d’Analyse, de Contrôle et d’Évaluation des politiques de développement de l’Assemblée nationale du Bénin (UNACEB), en collaboration avec le Projet d’Appui au Renforcement des Capacités du Parlement et des Organes chargés de la Gestion des Élections (PARCPOGE II) du Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD).
Dans son allocution d’ouverture, Gérard GBENONCHI a d’emblée salué le travail du Président de l’Assemblée nationale pour « la qualité de son management institutionnel, son leadership rassembleur et son engagement constant à promouvoir un Parlement moderne, productif et ouvert sur les grands enjeux du développement national ».Le Président de la Commission des Finances a souligné le caractère historique de cet exercice budgétaire : « Cet atelier intervient à un moment symbolique où le Chef de l’État présente le dernier budget de son second mandat et où la 9ᵉ législature s’apprête à clore son cycle. Ce double contexte confère à nos travaux une portée particulière: celle de capitaliser les acquis, de consolider les bonnes pratiques et de préparer la relève dans la continuité de la performance. »
Une décennie de transformation: le bilan chiffré
L’Honorable GBENONCHI a rendu un hommage appuyé au Chef de l’État, Son Excellence Patrice TALON, pour les réformes structurelles engagées depuis dix ans. Les chiffres sont éloquents et témoignent d’une véritable révolution budgétaire : le total des ressources budgétaires de l’État est passé d’environ 1 000 milliards de FCFA en 2016 à plus de 3 783,98 milliards de FCFA pour la gestion 2026, soit un accroissement d’environ 278%, représentant presque une multiplication par quatre en une décennie.Cette performance s’accompagne d’une croissance économique soutenue. Le taux de croissance du PIB s’est établi à 7,5% en 2024, confirmant la vitalité de l’économie béninoise et la justesse des politiques publiques mises en œuvre.« En dix années à la tête du Bénin, le Président TALON a impulsé des réformes profondes pour moderniser l’administration publique, dynamiser la mobilisation des ressources intérieures et renforcer la gouvernance économique », a souligné Gérard GBENONCHI, rappelant que ces efforts ont permis de créer « un cadre macroéconomique solide, propice à la confiance des partenaires et à l’attraction des ressources extérieures ».
Le Bénin, modèle de bonne gouvernance dans la sous-région
Le Président de la Commission des Finances a mis en exergue les réformes structurantes qui ont propulsé le Bénin au rang de référence sous-régionale : digitalisation des services fiscaux, réforme du système douanier, diversification des recettes, modernisation des infrastructures, investissements massifs dans l’énergie, l’agriculture, l’éducation et la santé. « Le Bénin est aujourd’hui cité comme un modèle de bonne gouvernance, de stabilité et de rigueur financière dans la sous-région », a-t-il affirmé, citant Jean-Baptiste Colbert : « L’art de la finance consiste à faire que l’État ait toujours ce qu’il faut, au moment où il en a besoin, une leçon de discipline et de prévoyance qui reste au cœur de notre gestion publique. »
Le budget-programme : vers une culture du résultat
L’examen du Projet de Loi de Finances 2026 s’effectue dans le cadre du budget-programme, instauré conformément aux directives de l’UEMOA. Ce nouveau cadre met l’accent sur trois piliers essentiels : la performance, la transparence et la redevabilité. « Chaque programme devient ainsi un contrat de performance entre l’administration et la représentation nationale, renforçant notre responsabilité dans le contrôle de l’action gouvernementale », a expliqué l’Honorable GBENONCHI, invoquant Frédéric Bastiat : « L’État est le plus grand des voleurs, mais il peut aussi être le meilleur gestionnaire si ses agents respectent la transparence et la responsabilité. »
Le Parlement, gardien constitutionnel du pouvoir budgétaire
Rappelant le cadre juridique de l’action parlementaire, Gérard GBENONCHI a souligné que conformément à l’article 109 de la Constitution du 11 décembre 1990, modifiée par la loi n°2019-40 du 07 novembre 2019, « le Parlement demeure le dépositaire du pouvoir budgétaire, investi de la mission d’examiner, de voter et de contrôler l’exécution du budget de l’État ».Une prérogative qui, selon lui, « exige de nous rigueur, compétence et impartialité, car le budget traduit en chiffres la vision politique du Gouvernement et les priorités du développement national ».
Un atelier aux objectifs ambitieux
L’atelier, fruit d’une préparation minutieuse incluant une retraite technique tenue du 20 au 24 octobre 2025 avec l’appui de l’UNICEF, porte sur plusieurs axes stratégiques :
– L’analyse du point d’exécution du budget de l’État, gestion 2025
– Le cadrage macroéconomique et les grandes orientations du PLF 2026
– L’appréciation des prévisions budgétaires en recettes et en dépenses
– L’intégration de la budgétisation sensible au genre et aux droits des enfants
– L’examen des mesures fiscales et douanières contenues dans le PLF 2026
Une note de synthèse simplifiée, élaborée par des cadres parlementaires ayant analysé en profondeur les documents budgétaires 2026, a été mise à la disposition des députés pour faciliter leur appropriation des enjeux.Dans son intervention, le Président de la Commission des Finances a lancé un appel vibrant à ses pairs : « Je vous invite, chers collègues, à participer activement aux débats, à formuler des recommandations constructives et à contribuer, par vos analyses, à l’amélioration de la qualité de nos travaux budgétaires. »Il a également adressé ses remerciements au PNUD, au PARCPOGE et à l’ensemble des partenaires techniques et financiers pour leur appui constant, souhaitant que ces travaux « consolident la culture du résultat et la performance au sein de notre institution parlementaire ».
Max Gaspard ADJAMOSSI
