PORTO-NOVO : Charlemagne YANKOTY dresse le bilan du Festival des Masques et évoque les défis communaux

Le maire de Porto-Novo, Charlemagne YANKOTY, était l’invité de l’émission « Expression directe » ce dimanche 24 août 2025 sur Gerddes FM. L’édile de la capitale s’est prononcé sur plusieurs sujets d’actualité communale, dont le bilan du Festival des masques, la question sociale au sein de la mairie et le projet d’acquisition d’une niveleuse.

Un festival désormais institutionnalisé

Revenant sur la deuxième édition du Festival des masques, tenue les 2 et 3 août derniers, Charlemagne YANKOTY a rappelé que l’événement n’est autre qu’une version rénovée de l’ancien Festival international de Porto-Novo.« Grâce à la vision du chef de l’État, ce festival a été institutionnalisé et élevé au rang d’événement national, avec une ambition sous-régionale », a-t-il déclaré.Selon le maire, l’édition 2025 a permis d’accroître la visibilité de Porto-Novo, désormais perçue comme un « carrefour des masques africains ». Outre les groupes béninois, des sociétés de masques venues de Côte d’Ivoire et du Nigeria ont pris part à la fête.

Difficultés d’organisation mais retombées positives

Reconnaissant quelques désagréments logistiques notamment l’accès difficile aux sites l’édile a rassuré que des améliorations seront apportées dans les prochaines éditions.Il a surtout insisté sur les retombées économiques et touristiques: hôtels remplis, locations de maisons, dynamisation de l’artisanat et hausse de la fréquentation touristique.«Porto-Novo a beaucoup gagné et gagnera encore davantage »,a-t-il affirmé.

Promotion des artistes nationaux

Interrogé sur l’absence d’artistes internationaux au concert, contrairement aux Vodoun Days de Ouidah, le maire a défendu un choix assumé: « Nous avons fait l’option de valoriser nos artistes, du nord au sud. Il n’y a pas de meilleure vitrine pour eux que de se produire sur une scène à portée internationale. »Toutefois, il a reconnu que le nombre restreint d’artistes était lié à la durée limitée du festival (deux jours cette année) et a promis un plaidoyer pour étendre la manifestation à quatre jours.

Une dette sociale en voie d’apurement

L’autre dossier chaud abordé dans l’émission est celui des dettes sociales de la mairie envers ses agents.Selon le maire, la situation héritée des anciennes mandatures s’élevait à plus de 210 millions de FCFA.Progressivement, la commune a épongé une grande partie de cette ardoise, malgré les tensions avec certains syndicats.« Sur la seule année 2025, nous avons payé plus de 200 millions, impactant agents, retraités et collecteurs. Un syndicat nous a même écrit pour nous remercier », a souligné YANKOTY, déplorant toutefois des manipulations politiques autour des récentes protestations.

L’achat d’une niveleuse divise

Enfin, le maire a abordé le projet d’achat d’une niveleuse neuve pour renforcer la capacité de la commune en matière d’aménagement urbain.Une initiative qui suscite actuellement des divergences au sein du conseil communal. Le maire a défendu la pertinence de cet investissement, estimant qu’il permettra de mieux répondre aux besoins des populations en matière de voirie.L’initiative, selon l’édile, répond à un besoin pressant d’améliorer l’aménagement urbain et de renforcer les capacités techniques de la commune. « Nous avons pris l’option d’aller au paiement d’une niveleuse neuve afin de répondre durablement aux sollicitations des populations en matière de voirie », a-t-il défendu.Cependant,la démarche ne fait pas l’unanimité au sein du conseil communal, trois élus estimant que les ressources financières de la ville devraient être prioritairement orientées vers d’autres urgences sociales.Pour le maire, ce choix est un investissement stratégique: il permettra de réduire la dépendance vis-à-vis de prestataires externes et d’assurer un entretien régulier des routes et pistes de Porto-Novo.

Une mandature sous le signe de la résilience

Charlemagne YANKOTY s’est dit fier du chemin parcouru depuis 2020:« Nous avons semé une graine au cours des mandatures précédentes, et aujourd’hui nous voyons le fruit: Porto-Novo est révélé et reconnu sur la scène culturelle et touristique. »

Max Gaspard ADLAMOSSI

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