
Le football béninois s’apprête à vivre un tournant majeur. En annonçant, mercredi 20 août 2025 à Missérété, qu’il ne briguerait pas un nouveau mandat, Mathurin de Chacus a ouvert une période de transition inédite à la Fédération béninoise de football (FBF). La question de sa succession alimente désormais les débats.
Un héritage à préserver
Arrivé à la tête de la FBF dans un contexte de crise, Mathurin de Chacus laisse derrière lui une institution mieux structurée et plus visible sur le plan continental. Sous son leadership, la fédération a renforcé ses compétitions locales et consolidé la place du Bénin dans les instances régionales et internationales. Mais la tâche reste immense : professionnalisation du championnat, financement durable des clubs, infrastructures, encadrement technique des sélections…Autant de chantiers que devra assumer son successeur.
Des prétendants en perspective
Officiellement, aucun nom n’a encore été avancé.Mais plusieurs profils pourraient se positionner : des cadres actuels de la FBF, qui misent sur la continuité ; d’anciens dirigeants, tentés par un retour aux affaires ; ou encore des acteurs politiques ou économiques proches du football, attirés par la visibilité et l’influence du poste.Mathurin DE CHACUS, de son côté, assure n’avoir « pas de candidat », mais il promet d’apporter son soutien à celui qui « répondra le mieux aux aspirations du poste ».
Des équilibres à trouver
La bataille électorale qui s’annonce ne se limitera pas aux ambitions personnelles. Elle devra aussi composer avec les rapports de force internes : clubs de Ligue 1 et Ligue 2, ligues régionales, et la recherche d’un équilibre entre stabilité et renouveau.
Un choix stratégique pour le Bénin
Au-delà de l’élection, c’est l’avenir du ballon rond béninois qui est en jeu. Le prochain président de la FBF aura pour mission de consolider les acquis et de donner une nouvelle impulsion au football national. L’enjeu est de taille : maintenir la dynamique des Écureuils, renforcer la formation, et améliorer la place du Bénin sur l’échiquier africain.Une chose est sûre : avec le départ de Mathurin DE CHACUS, une page se tourne, et une nouvelle compétition s’ouvre, hors des pelouses cette fois-ci.