
Le Ministre des Enseignements Maternel et Primaire (MEMP) du Bénin Salimane KARIMOU a lancé ce mardi 7 octobre 2026 le magazine » L’heure du bilan: Le MEMP de 2016 à nos jours « . C’est au cours d’un diner de presse qui a eu pour cadre l”enceinte dudit ministère.Le magazine en question présente les résultats de la politique éducative mise en œuvre depuis 2016, marquant une transformation significative du secteur de l’enseignement maternel et primaire dans le pays.

Depuis la nomination de Salimane KARIMOU à la tête du ministère en avril 2016, le MEMP s’est engagé dans une vaste réforme visant à améliorer l’accès et la qualité de l’éducation primaire et maternelle au Bénin. Le secteur de l’enseignement maternel et primaire a bénéficié en effet dès lors d’une part importante des investissements gouvernementaux, représentant 45% des 30% du budget alloué à l’éducation . Ces ressources ont permis de moderniser et d’étendre le réseau scolaire sur l’ensemble du territoire national.Le ministère a également mis l’accent sur le renforcement des capacités des enseignants et l’amélioration de l’encadrement des élèves. Des recrutements réguliers d’Assistants au Méitier de l’Enseignement (AME) ont été organisés pour réduire le ratio élèves-enseignant et garantir un meilleur suivi pédagogique. Ces réformes s’inscrivent dans la vision globale du gouvernement béninois de faire de l’éducation un levier majeur du développement socio-économique du pays.Dans un document bilan intitulé « L’heure du bilan: Le MEMP de 2016 à nos jours », le Ministère des Enseignements Maternel et Primaire (MEMP) dresse un tableau exhaustif des profondes mutations qu’a connues le sous-secteur de l’enseignement maternel et primaire au Bénin. En moins d’une décennie, le gouvernement a engagé des réformes ambitieuses qui placent l’éducation au cœur de la stratégie d’émergence nationale.

Un accès élargi à l’éducation pour tous
Les chiffres parlent d’eux-mêmes : le Bénin a enregistré une hausse significative des taux de scolarisation et d’admission au niveau primaire.Cette démocratisation de l’accès à l’école traduit la volonté politique de ne laisser aucun enfant en marge du système éducatif. Les zones rurales et les régions historiquement défavorisées ont particulièrement bénéficié de cette expansion.
La qualité au cœur des préoccupations
Au-delà de l’accès,c’est la qualité de l’enseignement qui a fait l’objet d’une attention particulière. La révision des curricula a permis d’adapter les contenus pédagogiques aux réalités du 21e siècle.Le retour symbolique de la dictée, exercice fondamental pour la maîtrise de la langue, s’accompagne d’innovations majeures: l’introduction du numérique et de l’anglais dès le primaire prépare désormais les jeunes Béninois aux défis de la mondialisation.
Équité et inclusion : personne ne doit rester au bord du chemin
Le Programme national d’alimentation scolaire constitue une avancée sociale majeure.En garantissant au moins un repas par jour aux écoliers, le gouvernement combat simultanément la malnutrition et l’abandon scolaire. Les alternatives éducatives ont été développées pour atteindre les enfants en situation difficile, tandis que des efforts particuliers ont été déployés pour la scolarisation accrue des filles, brisant ainsi les barrières culturelles et économiques qui limitaient leur accès à l’éducation.

Des infrastructures à la hauteur des ambitions
Les chiffres sont impressionnants: plus de 8 000 salles de classe construites et 3 000 réhabilitées. Cette modernisation massive de l’infrastructure scolaire répond à une double exigence: absorber la demande croissante de scolarisation et offrir aux élèves un environnement d’apprentissage digne et propice à la réussite. Fini les classes sous paillotes ou les établissements délabrés, le Bénin investit dans des structures modernes et fonctionnelles.
Un personnel enseignant revalorisé et performant
La qualité de l’enseignement repose avant tout sur celle des enseignants. Le MEMP a procédé à un recrutement massif pour résorber le déficit en personnel et améliorer le ratio élèves-enseignant. Mais au-delà du nombre, c’est la formation continue qui a été renforcée, assurant une montée en compétences constante du corps enseignant. L’introduction des contrats de performance constitue une innovation managériale qui lie désormais rémunération et résultats, instaurant une culture de l’excellence et de la responsabilisation.

Une gouvernance innovante tournée vers l’avenir
La transformation du secteur passe également par la modernisation de sa gestion. La digitalisation administrative, la dématérialisation des examens et concours, ainsi que le renforcement des partenariats avec les acteurs privés et internationaux témoignent d’une volonté de rupture avec les pratiques anciennes. Cette gouvernance innovante améliore la transparence, réduit les coûts et optimise l’efficacité du système.
L’éducation, pierre angulaire de l’émergence
« L’éducation est le socle de l’émergence du Bénin »,résume le document.Cette conviction guide l’action gouvernementale depuis 2016. Les résultats obtenus en moins d’une décennie démontrent qu’avec une vision claire, des moyens conséquents et une gestion rigoureuse, il est possible de transformer radicalement un système éducatif.
A noter qu’après la lancement du magazine et une brève presentation du cotenu aux hommes des médias, le ministre Salimane KARIMOU sans langue de bois et dans un langage franc et direct a repondu aux nombreuses questions qui lui ont posé.
Enfin, les responsables de l’Ordre Mondial des Grands Bâtisseurs ont remis une distinction symbolique au ministre des enseignements maternel et primaire pour ses efforts considérables et sa contribution à l’amélioration du système éducatif au Bénin.
Alors que le Bénin poursuit sa marche vers l’émergence économique, les fondations posées dans le secteur de l’enseignement maternel et primaire constituent un investissement stratégique. Car c’est sur les bancs de l’école primaire que se forment les citoyens, les entrepreneurs et les leaders de demain.Le bilan présenté par le MEMP n’est pas une fin en soi, mais une étape dans un processus continu d’amélioration. Les défis restent nombreux, mais la dynamique est lancée: le Bénin a fait le pari de l’éducation, et les premiers résultats donnent raison à cette ambition.
Max Gaspard ADJAMOSSI