BABALOLA JEAN-MICHEL HERVE ABIMBOLA : 77 mois au service d’un Bénin culturel, touristique et rayonnant

Septembre 2019. Babalola Jean-Michel Hervé ABIMBOLA prend les commandes du Ministère du Tourisme, de la Culture et des Arts du Bénin. Près de sept ans plus tard, le bilan est saisissant. Sous son leadership, le Bénin a opéré une véritable mue culturelle et touristique, s’imposant progressivement sur la scène internationale comme une destination incontournable d’Afrique de l’Ouest. Un résultat qui ne doit rien au hasard, mais tout à une vision claire, portée par le Président Patrice TALON et déclinée avec méthode et ambition par son ministre de tutelle.

Un ancrage stratégique : la culture comme levier de développement

Dès son entrée en fonction, le ministre ABIMBOLA a inscrit son action dans une logique de rupture. Il ne s’agissait plus seulement de gérer un patrimoine, mais de le transformer en moteur de croissance économique et de cohésion nationale. La culture béninoise, riche et plurielle, allait devenir une ressource stratégique. Le cadre juridique a été l’un des premiers chantiers. L’adoption de la Loi portant protection du patrimoine culturel en République du Bénin, puis celle encadrant l’industrie du cinéma et de l’image animée, ont posé les fondations d’un secteur enfin structuré et régulé. L’adoption en cours du statut de l’Artiste et la création du Fonds de Développement des Arts et de la Culture (FDAC) complètent ce dispositif, offrant aux créateurs béninois des outils concrets pour vivre de leur art.Autre réforme structurante : l’adoption de la Loi portant cadre juridique de la chefferie traditionnelle. En institutionnalisant les autorités coutumières sur la base des structures précoloniales, le Bénin a accompli un acte fort de souveraineté mémorielle et identitaire, en phase avec les exigences de sa Constitution de 2019.

La réappropriation culturelle, un combat mené et gagné

L’un des faits marquants du mandat du ministre ABIMBOLA reste sans conteste la restitution par la France des 27 trésors royaux pillés lors de la guerre coloniale. Un événement historique qui a retenti bien au-delà des frontières du Bénin. Pour prolonger cet élan, l’exposition diptyque * »Art du Bénin d’hier et d’aujourd’hui »* a été organisée, mettant en scène les œuvres restituées aux côtés de créations contemporaines. Cette exposition a ensuite essaimé à travers le monde, du Musée Mohammed VI d’art moderne et contemporain au Maroc à la Fondation Clément en Martinique, en passant par la Conciergerie de Paris. À chaque escale, le Bénin a affirmé avec force son identité culturelle et la vitalité de sa scène artistique.Sur la scène internationale, le Bénin a également brillé à l’Exposition universelle de Dubaï 2020, à la 60e Biennale de Venise, et plus récemment à l’Exposition universelle d’Osaka 2025, où il a décroché le Trophée d’or dans la catégorie * »Exhibition & Design »*. Une consécration qui illustre l’excellence de la vision portée par le ministère.

Des infrastructures culturelles pour les générations futures

Au-delà du rayonnement international, le ministre ABIMBOLA a conduit un vaste programme de construction et de réhabilitation d’infrastructures culturelles sur l’ensemble du territoire national. Le démarrage des travaux du Musée des Rois et des Amazones du Danhomè (MuRAD) à Abomey, la construction du Musée international du Vodun (MIV) à Porto-Novo, et celle en cours du Musée d’art contemporain de Cotonou témoignent d’une ambition muséale sans précédent dans l’histoire du pays.À ces réalisations s’ajoutent la réhabilitation du Musée ethnographique Alexandre Sènou Adandé et du Palais Honmè à Porto-Novo, l’aménagement des Couvents Vodun pilotes dans le cadre du Projet Route des Couvents, ainsi que la réhabilitation des Palais royaux d’Abomey. Partout sur le territoire, des arènes culturelles voient le jour, des classes culturelles ouvrent leurs portes pour détecter les talents, et des compétitions interclasses animent la jeunesse béninoise.L’érection des monuments de l’Amazone, de Bio Guerra et de l’Obélisque aux Dévoués, de même que la réhabilitation de la Place Toffa 1er à Porto-Novo, participent de cette même volonté : ancrer l’histoire béninoise dans l’espace public et la rendre visible, tangible, fière.

Le tourisme, une industrie en construction

Parallèlement à l’essor culturel, le tourisme béninois a connu une transformation profonde. Quatre pôles touristiques ont été créés, structurant l’offre autour de destinations identifiées :

Porto-Novo, Abomey-Dassa-Kétou, Ouidah-Avlékété-Grand-Popo, et Nikki-Natitingou-Boukombé. La marque-pays * »Bénin, un monde de splendeurs »* est venue couronner cette démarche de mise en tourisme progressive et cohérente de la destination.

À Ouidah, ville symbole du tourisme mémoriel, les chantiers ont été colossaux. La réhabilitation du Fort Portugais, la construction du Musée international de la mémoire et de l’esclavage (MIME), la reconstruction de la Route des Personnes mises en esclavage, la réhabilitation de la Porte du Non-Retour et la construction du Bateau de mémoire forment un ensemble patrimonial d’une portée historique considérable. Ces sites, qui attirent des visiteurs du monde entier et notamment de la diaspora africaine, font désormais de Ouidah l’un des hauts lieux du tourisme mémoriel à l’échelle mondiale.

À Ganvié, cité lacustre emblématique, le projet * »Réinventer la Cité Lacustre »* a permis la réhabilitation de l’embarcadère, l’électrification du site, la construction d’habitats témoins et d’équipements communautaires.

Dans le Nord du pays, la rénovation de l’hôtel TATA SOMBA, la construction du nouveau palais du roi de Nikki et de l’arène de la Gaani, ainsi que l’appui à la conservation des parcs Pendjari et W, renforcent l’attractivité d’une région aux richesses naturelles et culturelles encore sous-exploitées.

L’arrivée prochaine d’enseignes hôtelières internationales, dont un hôtel du Groupe Banyan Tree à Ouidah et un village de vacances de type Club Med, constitue un signal fort de la montée en gamme de la destination Bénin.

Former, professionnaliser, mesurer

Conscient que les infrastructures ne suffisent pas sans des hommes et des femmes formés pour les animer, le ministre ABIMBOLA a mis un accent particulier sur le renforcement des capacités humaines. Plus de 700 professionnels en cours d’emploi dans les domaines du tourisme, de l’hôtellerie et de la restauration ont bénéficié de formations. Une cohorte de 54 guides de tourisme a été constituée et répartie sur les pôles touristiques. Des textes réglementaires ont été adoptés et vulgarisés pour encadrer les établissements d’hébergement, les agences de voyages et la profession de guide touristique.En matière de pilotage, la mise en place du système de statistiques du tourisme et d’un Compte satellite expérimental du tourisme (CST) permet désormais d’évaluer avec précision la contribution du secteur au PIB national. Une avancée décisive pour orienter les politiques publiques sur la base de données fiables.

Un bilan qui engage l’avenir

En 77 mois à la tête du Ministère du Tourisme, de la Culture et des Arts, Babalola Jean-Michel Hervé ABIMBOLA aura transformé en profondeur deux secteurs longtemps cantonnés aux marges des priorités nationales. Par sa vision, sa constance et sa capacité à mobiliser les partenaires nationaux et internationaux, il a contribué à faire du Bénin un modèle africain de valorisation du patrimoine culturel et de développement touristique.Les fruits sont là. Ils portaient bien la promesse des fleurs.

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