
C’est une page qui se tourne pour l’architecture électorale du Bénin. Réunis en séance plénière ce vendredi au Palais des Gouverneurs, les députés ont adopté à l’unanimité la loi n⁰2026-14 portant abrogation des dispositions organisant la Commission Électorale Nationale Autonome. La CENA est désormais « mise en veille » en attendant une réforme complète..
Pour Augustin Ahouanvoèbla, député UPR et initiateur du texte, maintenir une institution complète sans scrutin à organiser « représenterait une charge pour le budget de l’État ». Il parle d’un « souci de rationalisation des ressources publiques ».
La mesure a suscité une vague d’inquiétude parmi les 200 agents de l’institution. Face aux appels qui saturent les téléphones des parlementaires, l’honorable Ahouanvoèbla a tenu à désamorcer la crise : « Il n’y a pas péril en la demeure ».
Le dispositif prévu est clair :
Les fonctionnaires en détachement réintègrent leur administration d’origine.
Les contractuels directs de la CENA seront récupérés par le gouvernement via une « formule systématique » pour éviter tout licenciement.
« L’Assemblée agit avec vigilance pour garantir une transition fluide », a-t-il assuré.
Pour Ahouanvoèbla, cette réforme pose « les bases d’une administration électorale plus moderne et résiliente ». « C’est pour la postérité que nous faisons ce que nous faisons là », a-t-il conclu, appelant l’opinion publique à la sérénité.Le décret attendu dans les prochains jours devra préciser le sort des locaux, du matériel et surtout, confirmer le reclassement promis aux contractuels.