MEETING DU RÉSEAU SANTÉ ROW À PORTO-NOVO : Tout le personnel soignant de l’Ouémé mobilisé pour le duo WADAGNI-TALATA (Le DG HOUNNOU du CHUD-Ouémé au cœur de la mobilisation)

C’est à la Maison des Jeunes de Djègan-Kpèvi que le Réseau Santé ROW a tenu, ce mercredi 8 avril 2026, un meeting de grande envergure. Rassemblant le personnel des services de santé de Porto-Novo et du département de l’Ouémé, la rencontre a bénéficié de la présence remarquée du ministre de la Santé, Benjamin HOUNKPATIN, ainsi que du soutien affiché du mouvement Moresio ROW. L’objectif affiché était sans ambiguïté : mobiliser le monde médical derrière le duo WADAGNI-TALATA pour le scrutin du dimanche 12 avril 2026.

Un message d’entrée sans equivoque

C’est le Dr Bertin LOKOSSOU, président du comité d’organisation, qui a ouvert le bal des prises de parole. Dès ses premiers mots, la couleur a été annoncée : faire gagner le duo WADAGNI-TALATA avec un « Ko retentissant à nul autre pareil ». Il a étayé son propos par un bilan qu’il juge largement positif du gouvernement TALON et du ministre HOUNKPATIN « Comment ne pas souhaiter la continuité si nous avons obtenu autant de choses sous ce pouvoir ? », a-t-il lancé à l’assistance, avant d’appeler les populations à sortir massivement le 12 avril pour choisir le duo WADAGNI-TALATA.

Le DG du CHUD-Ouémé au cœur de la mobilisation

Ovationné dès sa prise de parole, le Dr Évèho Alotchéhou Philéas HOUNNOU, Directeur Général du CHUD-Ouémé et coordonnateur du Réseau Santé ROW, a livré un discours mêlant bilan et appel à l’action citoyenne. Il a dressé le tableau des transformations opérées dans le secteur depuis 2016, citant notamment la mise en service de l’unité de néphrologie-hémodialyse et du scanner, l’installation d’un service d’oncologie pédiatrique avec équipements de pointe, l’autonomie énergétique du CHUD-Ouémé grâce à un groupe électrogène et une usine de production d’oxygène, ainsi que le renforcement en ressources humaines qualifiées.Il a également salué une avancée sociale notable : le paiement des agents recrutés sur fonds propres le 20 de chaque mois, au même titre que les agents de l’État. Philosophique dans la forme, politique dans le fond, le Dr HOUNNOU a conclu en lançant un appel ferme : « Le 12 avril 2026, sortons massivement. Agissons avec la raison et la volonté nécessaires pour maintenir le progrès de notre nation. »

Le Professeur BOGNON : de la métamorphose accomplie aux horizons de 2033

Ce fut ensuite au tour du Professeur Gilles BOGNON de prendre la parole, apportant à la tribune la rigueur académique du médecin universitaire et la passion du praticien de terrain. Prenant la parole non seulement en tant qu’universitaire, mais en tant que médecin du CHUD-Ouémé qui, selon ses propres mots, « se bat chaque jour pour la vie de ses patients », il a livré une intervention structurée et dense, articulée autour du bilan des réalisations et des perspectives du programme du duo WADAGNI-TALATA pour la période 2026-2033.

Un bilan chiffré qui parle

Sur le terrain des ressources humaines, le Professeur BOGNON a rappelé que la densité du personnel de santé est passée de 5 à 12,5 soignants pour 10 000 habitants entre 2015 et 2025, un bond remarquable rendu possible notamment par le projet LLF de recrutement systématique d’agents qualifiés et par le déploiement de 16 000 agents de santé communautaire pour assurer un maillage territorial effectif sur l’ensemble du pays.Sur le volet infrastructures et équipements, l’orateur a évoqué la réhabilitation de plus de 365 bâtiments sanitaires à travers le Bénin, la construction et la mise en service du Centre Hospitalier International de Calavi (CHIC), ainsi que l’acquisition nationale de 250 ambulances, 7 scanners, 2 IRM et plus de 1 000 dispositifs médico-techniques. Le CHUD-Ouémé, a-t-il précisé, n’a pas été oublié dans cette répartition, bénéficiant d’une usine de production et de distribution d’oxygène, d’un groupe électrogène de 1 650 KVA capable de relayer l’ensemble de l’établissement en cas de coupure, ainsi que de la construction et mise en service des services de néphrologie-hémodialyse et d’oncologie pédiatrique.

Sept piliers pour transformer la santé béninoise d’ici 2033

Le Professeur BOGNON a ensuite présenté les perspectives du programme WADAGNI-TALATA, qu’il a organisées en sept piliers. Le premier, et sans doute le plus emblématique, concerne la prise en charge systématique des urgences vitales pour toute la population, via un dispositif de paiement différé par assurance maladie ou par échelonnement adapté aux revenus. Une rupture radicale avec la logique actuelle où la facture précède parfois le soin.Le deuxième pilier prévoit la création d’un SAMU Social National pour accompagner les personnes en situation de grande précarité ou abandonnées. Le troisième porte sur la souveraineté pharmaceutique, avec la structuration d’une filière valorisant la pharmacopée traditionnelle et un mécanisme d’accréditation des tradipraticiens. Le quatrième concerne la souveraineté technique, à travers la création d’une filière nationale de maintenance biomédicale pour pérenniser les équipements acquis.Le cinquième pilier annonce la construction d’un nouveau centre hospitalier international moderne à Parakou, destiné à positionner le Bénin comme une destination de tourisme sanitaire. Le sixième prévoit la création de centres de formation par simulation, avec mannequins haute fidélité et réalité virtuelle, pour le perfectionnement continu des praticiens. Enfin, le septième pilier consacre une révolution numérique : mise en place d’un carnet de santé digital relié au NIP de chaque Béninois et généralisation de la télémédecine et de l’intelligence artificielle pour le diagnostic.

Des implications concrètes pour chaque citoyen

Le Professeur BOGNON a insisté sur la portée humaine et sociale de ces réformes. La fin du paiement préalable comme condition d’accès aux soins représente selon lui le passage d’une médecine de privilèges à une médecine de droits. Le dossier médical unique et la télémédecine garantiront l’équité territoriale : « un citoyen à Natitingou recevra la même expertise qu’un patient à Cotonou ». La filière de maintenance biomédicale assurera que chaque équipement acquis avec l’argent du contribuable reste opérationnel. Et la priorité accordée à la santé mère-enfant fera en sorte que « donner la vie ne soit plus un risque de mort au Bénin ».Il a conclu avec force : « Le 12 avril 2026, nous ne choisissons pas seulement un programme, nous scellons un pacte pour la vie. »

Le minister HOUNKPATIN clôture, le public répond

Le ministre Benjamin HOUNKPATIN a pris la parole en dernier pour fixer l’auditoire sur les objectifs du Réseau Santé ROW et inviter l’ensemble de l’assistance à faire le geste utile le dimanche 12 avril en votant pour le duo WADAGNI-TALATA. Le public, chauffé à blanc tout au long de la soirée, a répondu par des ovations nourries et de nombreux slogans, témoignant d’une adhésion massive au message délivré.

Le Réseau Santé ROW, soutenu par le mouvement Moresio ROW, aborde désormais les dernières heures de campagne avec l’ambition affichée de faire du secteur médical de l’Ouémé un pilier de la victoire du duo WADAGNI-TALATA le 12 avril 2026.

Max Gaspard ADJAMOSSI

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