CULTE DU CONSEIL ŒCUMÉNIQUE CHRÉTIEN DES ÉGLISES DU BÉNIN : L’appel du président VLAVONOU pour des élections apaisées en 2026

Le temple Miséricorde Divine d’Attakè de l’Église protestante méthodiste du Bénin (EPMB) a abrité ce dimanche 21 décembre 2025, une célébration cultuelle pour implorer la miséricorde divine sur le Bénin notamment à l’occasion des élections générales de 2026. Pusieurs personnalités politico- administratives ont pris part à ladite célébration. Entre autres le Président Louis Gbèhounou VLAVONOU qui a livré un message de paix.En dehors de l’autorité parlementaire au premier rang de cette célébration, il faut noter le Président Victor DASSI ADOSSOU de la Cour suprême, Pascal ESSOU, Médiateur de la république, les ministres Adidjatou MATHYS du Travail et de la Fonction publique, Olushegun ADJADI BAKARI des Affaires étrangères, Aurélie ADAM SOULÉ ZOUMAROU, Shadiya Alimatou ASSOUMAN de l’Industrie et du Commerce, Salimane KARIMOU des Enseignements maternel et primaire, Jacques AYADJI, ministre conseiller aux Infrastructures, la préfète de l’Ouémé, Dr Marie AKPOTROSSOU, Charlemagne YANKOTY, maire de Porto-Novo…

Adoration

Ce fut des moments d’adoration, de louanges, d’appel à la repentance et de confession des péchés, de prières, d’invocations, de prières, de chants, d’actions de grâce et de dons pour la sensibilisation pour la paix et surtout de chants sous la houlette du Révérend Professeur Kponjesu Amos HOUNSA, Président de l’Eglise protestante méthodiste du Bénin (EPMB). Pendant plus de deux heures, le Conseil œcuménique chrétien des églises du Bénin (COCEB) a exhorté : « à rechercher la paix en vous et autour de vous. Seigneur, fais de chacun de nous des artisans de paix en parole et en actes »

Toujours au cours de cette célébration, le professeur Jean-Claude HOUNMENOU, vice-président national de l’Eglise protestante méthodiste du Bénin (EPMB) a lu un message de paix

.Paix d’une nation

À la suite du vice-président national de l’EPMB, le président Louis Gbèhounou VLAVONOU a pris la parole au nom des présidents d’institutions pour adresser un message à cette occasion. A l’entame, l’autorité parlementaire a justifié la présence des présidents d’institution à cette célébration. « Comme vous pouvez vous en douter, notre présence ici ce dimanche traduit une conviction partagée: la paix d’une nation ne se construit pas uniquement par les lois et les institutions. Elle se construit d’abord par la prière, la conscience morale ainsi que la responsabilité individuelle et collective. », a-t-il déclaré avant de saluer la belle et noble initiative du COCEB. Pour lui, le Bénin s’apprête à vivre des élections majeures en 2026 et les évènements qui ont éprouvé récemment la nation sont autant d’éléments qui demandent à la promotion de la paix. C’est pourquoi du haut de l’autel de ce temple, le président Louis Gbèhounou VLAVONOU a lancé un appel à tout le peuple béninois.« Du haut de cet autel du temple protestant méthodiste « Miséricorde Divine » de Porto-Novo, et en cette occasion bénie, je voudrais donc en appeler à notre sens de la retenue, de la modération des discours, du respect des lois de la République et de la pédagogie démocratique, notamment en cette période électorale. Avec respect et conviction, je lance également un appel à l’ensemble des responsables religieux. Plus que jamais, nos Églises, nos temples et nos lieux de culte doivent demeurer des espaces de rassemblement, d’apaisement et d’élévation des consciences. Je vous invite à continuer, avec constance et discernement, à faire une place centrale aux messages de paix, de tolérance et de responsabilité citoyenne dans vos homélies, vos prédications et vos enseignements, tout au long de la période électorale. Vos paroles, portées par la foi, ont le pouvoir d’éclairer les esprits, de désarmer les tensions et de rappeler à chacun que l’engagement politique ne saurait jamais justifier la violence ou la division.Pendant les élections, j’invite chaque citoyen, chaque militant, chaque acteur politique à privilégier le calme, le civisme et la confiance dans nos institutions. Après les élections enfin, quels que soient les résultats, j’exhorte tous les Béninois à l’acceptation républicaine et au recours exclusif aux voies légales, car l’adversaire politique n’est jamais l’ennemi de la Nation. Le Saint pape Jean-Paul II disait: « La paix est un bien indivisible: elle appartient à tous ou à personne ». Cette sagesse nous enseigne que nous sommes tous comptables de la paix dans notre pays. L’Église, dans sa diversité confessionnelle, a comme mission essentielle de former les consciences, d’apaiser les cœurs et de refuser la haine et toute instrumentalisation de la foi.Mais cette mission ne saurait être accomplie sans l’engagement personnel de chaque fidèle. Car la paix commence dans le cœur de l’homme avant de s’exprimer dans l’espace public. D’ailleurs, les Saintes Écritures, dans le verset 14 du chapitre 12 de la lettre aux Hébreux, nous exhorte à : « Recherchez activement la paix avec tous, et la sainteté sans laquelle personne ne verra le Seigneur ». Chaque fidèle, chaque citoyen, par ses paroles, ses actes, ses publications, même par son silence, contribue soit à consolider la paix, soit à l’affaiblir. De nos jours, marqués par l’ère des réseaux sociaux et de l’instantanéité, notre responsabilité individuelle n’a jamais été aussi grande.», a-t-il lancé.

Plus jamais ça!

Toujours dans son message, l’autorité parlementaire a invité le COCES et les chrétiens des Églises du Bénin à se joindre à lui pour élever leurs voix vers le Seigneur afin de lui demander « d’éloigner définitivement de notre pays l’esprit de violence, de division et de subversion; de bénir nos dirigeants, nos institutions, nos Forces de Défense et de Sécurité; et surtout d’accorder au Bénin la grâce de ne plus jamais connaître des événements semblables à ceux du 07 décembre. En tant que chrétien catholique, je crois profondément que la paix est un don de Dieu. En tant que responsable institutionnel, je sais qu’elle est aussi le fruit du dialogue, du respect des lois et de la responsabilité citoyenne. En tant que Béninois, je demeure convaincu que notre Nation saura toujours choisir la voie de la sagesse et de la fraternité. »

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