
Le coup de force manqué du dimanche 7 décembre 2025 a suscité une réflexion de monsieur Arouna NOUDEHOU. Homme de Dieu et agent des collectivités locales, il s’est longtemps occupé des questions de droits de l’homme et de la paix. Actuellement point focal patrimoine culturel de la mairie d’Avrankou, il condamne avec fermeté la forfaiture et sensibilise le peuple beninois sur les conséquences d’un coup d’Etat.
VOICI L’INTÉGRALITÉ DE CETTE RÉFLEXION
Plus Jamais Ça au Bénin !
La tentative de coup d’État survenue ce dimanche 7 décembre 2025 restera comme un avertissement grave pour la nation béninoise. En quelques heures, l’ordre constitutionnel a vacillé, la paix sociale a été menacée et des millions de citoyens ont retenu leur souffle. Grâce à la vigilance et au professionnalisme des forces de défense et de sécurité, le pire a été évité. Mais l’événement impose une réflexion profonde sur les conséquences d’un tel acte.
Une menace directe contre la paix sociale
Un coup d’État fragilise le tissu social et fait peser une lourde menace sur la sécurité intérieure. La rupture brutale de l’ordre constitutionnel entraîne inévitablement tensions, affrontements, représailles et méfiance généralisée. Les populations en sont toujours les premières victimes. La peur, l’incertitude et les déplacements forcés suivent immédiatement les premiers coups de feu.
Un désastre économique assuré
Sur le plan économique,les effets sont immédiats. Les investisseurs fuient, les entreprises ferment, le chômage augmente et les ressources publiques s’effondrent. Les prix flambent, la production s’arrête et les finances publiques entrent en crise. L’histoire récente de plusieurs pays africains a montré qu’un seul jour d’instabilité peut détruire des décennies de développement et anéantir des milliers d’efforts individuels.
L’isolement diplomatique
Un coup d’État conduit également à l’isolement international. Les sanctions économiques, la suspension des coopérations, le gel des aides et la rupture des partenariats deviennent inévitables. L’image du pays est durablement écornée, le rendant vulnérable et dépendant. Au lieu de renforcer la souveraineté nationale, un putsch l’affaiblit.
Les institutions républicaines sous attaque
Au-delà de l’économie et de la diplomatie,le coup d’État désarticule l’État lui-même. Les constitutions sont suspendues, les libertés restreintes et les droits fondamentaux menacés. Il ouvre la voie à l’arbitraire, détruit la confiance citoyenne et plonge la nation dans un vide politique dangereux.
Quand la force remplace la raison
Malgré nos divergences, nos mésententes ou nos adversités politiques, seule la voie institutionnelle doit prévaloir. Les coups de force n’ont jamais résolu un problème social ou politique. Ils ramènent un pays en arrière de plusieurs années, détruisent les acquis de développement et plongent la nation dans l’incertitude.L’histoire enseigne qu’une dictature civile imparfaite et critiquable offre encore une marge de contestation et de réforme. Une dictature militaire, elle, n’offre que silence, peur et oppression.
Le sursaut national nécessaire
L’événement du 7 décembre 2025 doit rester gravé dans les mémoires comme une leçon nationale.La violence ne peut être un outil politique. Aucun citoyen ne doit céder à la tentation des armes pour résoudre des frustrations ou des désaccords.C’est pourquoi le peuple béninois doit le proclamer sans équivoque :
Plus jamais ça au Bénin!
Plus jamais ça au Bénin! Plus jamais ça au Bénin !
Une nation se construit par le dialogue, la paix, la justice et la maturité républicaine.
Les armes déchirent les pays.La paix les élève.
Arouna NOUDEHOU