SCRUTIN PRÉSIDENTIEL DE 2026 AU BÉNI : “Taux d’abstention” le véritable adversaire de WADAGNI et HOUNKPÈ

Les jours passent.Les Béninois s’approchent tout doucement mais résolument des urnes dans le cadre des élections générales de 2026. Seulement, il est à noter que le ciel politique s’assombrit. Certains spécialistes des prévisions météo trouvent déjà que le ciel s’abat sur certains acteurs ou groupes politiques, car les difficultés s’amoncèlent presque chaque jour pour eux. Cette situation, invite, sans nul doute, l’abstention à venir arbitrer les matches des élections.

Les élections législatives de 2023 au Bénin ont enregistré un taux de participation de 37,79% selon la Cour constitutionnelle, soit une augmentation par rapport aux élections de 2019 où le taux de participation était de 27%. D’autres sources situent le taux de participation autour de 38,66% pour les législatives de 2023. Quant à l’élection présidentielle de 2021, le taux de participation n’est pas aussi robuste pour donner de la joie en ce qui concerne la participation des citoyens.

Vers une victoire légale,mais sans légitimité?

Visiblement une tâche noire doit apparaître sur le tableau des élections générales de 2026.Le taux de participation des citoyens aux différents scrutins, les communales et législatives du 11 janvier 2026 et la présidentielle d’avril 2026, est un indicateur fort et pertinent pour apprécier la qualité de la victoire au terme du processus. Alors, il convient que les acteurs en scène en prennent conscience pour aller à la conquête des électeurs aux fins d’avoir un taux de participation honorable qui reflète une adhésion populaire des citoyens au processus électoral. Car, la seule manière d’interroger le peuple par rapport à son adhésion à une action publique est de l’inviter aux urnes. Mais, une fois invité, s’il bourde les urnes, il est nécessaire de se poser de questions sur la pertinence et l’efficacité de l’action publique.Aujourd’hui, tout porte à croire que les matches sont pliés au regard des tournures des évènements entrant dans le cadre du processus électoral. Et il est évident de se demander si l’on évolue pas vers une victoire légale mais sans grande légitimité.La bataille reste alors entière pour faire démentir les faits pouvant amener à douter de la clarté, de la transparence et de la sincérité attachées à un processus électoral dans un pays comme le Bénin qui a une longue tradition démocratique.

La rédaction

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