ÉLECTIONS GÉNÉRALES DE 2026 AU BÉNIN : Les syndicats appellent à la responsabilité pour des élections pacifiques

Trois principales centrales syndicales du Bénin ont lancé un appel solennel aux acteurs politiques et aux parties prenantes pour garantir la paix lors des prochaines échéances électorales.À quelques mois des élections législatives et communales couplées du 11 janvier 2026 et de la présidentielle du 12 avril 2026, la CSA-Bénin, la CGTB et l’UNSTB ont exprimé leurs inquiétudes face à la montée des tensions dans le débat public.

Un appel à la responsabilité collective

Dans un communiqué daté du 22 octobre 2025 et signé par les trios secretaries généraux Bachabi MOUDASSIROU, Anselme AMOUSSOU et Appolinaire AFFEWE les trois confédérations syndicales refusent de rester de simples observateurs passifs d’un processus dont dépendent « la paix et la quiétude des citoyens ».

Se positionnant comme des « actrices de la paix et de la stabilité sociale », ces organisations qui représentent les travailleuses et travailleurs béninois rappellent que « la paix sociale est la condition essentielle de tout développement économique et social durable ».

Des préoccupations face à la polarisation

Inquiètes de « l’effervescence manifeste » et de « l’allure des débats » en ce début du processus électoral lancé par la Commission Électorale Nationale Autonome (CENA), les centrales syndicales demandent avec insistance aux acteurs politiques de respecter les règles du jeu démocratique et de ne pas polariser la société.Elles soulignent l’importance que les autorités électorales, les candidats et toutes les parties prenantes garantissent « un processus électoral transparent et équitable pour tous ».

Un message de vigilance historique

Dans un ton particulièrement solennel, les syndicats rappellent que chaque acteur appelé à intervenir dans le processus électoral doit « mesurer la portée de son acte et ses conséquences sur la paix et la stabilité sociale de même que sa responsabilité devant l’histoire ».Le communiqué se termine par un avertissement sans équivoque: « On sait quand ça commence, on sait identifier le ou les auteurs ou instigateurs mais on ne sait jamais à l’avance quand ça va finir ni qui en seront les victimes. »

En rendant les différents acteurs et parties prenantes « responsables devant l’histoire des conséquences de leurs actes », la CSA-Bénin, la CGTB et l’UNSTB affirment leur engagement à promouvoir le dialogue plutôt que la confrontation dans ce « tournant historique de la vie démocratique » du pays.Ce positionnement des syndicats intervient dans un contexte où le Bénin s’apprête à vivre deux échéances électorales majeures en l’espace de trois mois, avec les législatives et communales en janvier suivies de la présidentielle en avril 2026.

Max Gaspard ADJAMOSSI

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