» KADANS JUMELLES, RYTHMES ET RACINES  » : Le Bénin et la Guadeloupe se retrouvent (L’ADAC se réjouit d’accompagner cette initiative)

Kadans Jumelles : Quand les tambours du Bénin et de la Guadeloupe scellent une alliance pour la jeunesse et la mémoire

L’Agence de développement des arts et de la culture (ADAC) a organisé le mardi 21 octobre la conférence de presse de lancement de « Kadans Jumelles , rythmes et racines ». Ce projet artistique d’envergure accueille, du 19 au 31 octobre, le groupe guadeloupéen Nouvel Jenerasyon Ka (NJK) en résidence avec la troupe béninoise Pépit’arts, sous l’égide de l’association « Minan Leko » et avec le soutien du Ministère du Tourisme de la culture et des Arts à travers l’ADAC.

Un dialogue rythmique entre Ka et Kaka

« Kadans Jumelles » est bien plus qu’une simple rencontre ; c’est une résonance entre deux héritages percussifs nés d’une histoire commune : le tambour Ka de la Guadeloupe et le rythme Kaka du Bénin.Pour Adjimon Michel NOUDOGBESSI, responsable de Pépit’arts, cette initiative est la concrétisation d’une intuition : « C’est la deuxième phase d’une aventure commencée lors de notre récent séjour dans les Antilles. En Guadeloupe, nous avons senti des similitudes rythmiques, harmoniques et émotionnelles. Cette fois, c’est eux qui viennent ici, pour partager et créer ensemble ».L’objectif de ce projet artistique et éducatif est clair : reconnecter et valoriser ces deux patrimoines culturels à travers les enfants. Les jeunes artistes des deux troupes participent à des ateliers de création intensifs, visant à faire naître une fusion musicale originale qui « n’efface pas les rythmes, mais les enrichit ». Le fruit de ces échangessera présenté lors d’un grand spectacle de restitution le 29 octobre au Centre des arts et métiers de Médédjonou, puis le 30 octobre à Africa Sound City.

L’ADAC, trait d’union entre les peuples

Accueillant avec enthousiasme la délégation, William CODJO, Directeur Général de l’ADAC, a souligné la portée symbolique du projet.« Il s’agit de culture, d’art, mais aussi de brassage avec nos frères séparés de nous par l’océan Atlantique.Il s’agit surtout d’enfants, la promesse de l’aube, ceux à qui nous devons transmettre », a-t-il déclaré.Pour le DG de l’ADAC, ce projet s’inscrit pleinement dans la mission de l’agence : transmission, co-création et valorisation des patrimoines vivants, tout en réaffirmant l’engagement du gouvernement béninois à faire du triptyque tourisme-culture-arts un pilier du développement.

Un retour aux sources spirituel et identitaire

Du côté guadeloupéen, l’émotion était palpable.Teddy PELISSIER, directeur de NJK, a exprimé sa gratitude pour la chaleur de l’accueil : «Le mot qui résonne le plus depuis notre arrivée, c’est Bienvenue chez vous. Nous nous sommes sentis tout de suite à la maison ».Pour les Antillais, revenir en Afrique est perçu comme un « retour aux sources spirituel et identitaire ». Transmettant l’art du Gwoka depuis plus de vingt ans, le directeur a rappelé le sens profond de leur musique : « Le Ka, c’est une façon de se souvenir, de rester debout. »Né au Bénin et ayant grandi en Guadeloupe, Ramsès AGUESSY, fondateur de l’association « Minan Leko » (Nous y retournons en fon), est le véritable artisan de ce pont culturel. « Je me suis dit qu’il fallait créer un pont entre nos deux terres », a-t-il confié, soulignant que « Kadans Jumelles » permet au Bénin et à la Guadeloupe de renouer avec une histoire commune et de préparer un avenir où la culture est le langage de l’unité

Au-delà des ateliers et des spectacles, cette aventure humaine, artistique et mémorielle célèbre la mémoire, la fierté et la fraternité jouées dans les battements des tambours.

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